Selon l'édition 2019 du Climate Action Tracker, réalisé par les ONG de recherche Climate Analytics et NewClimate Institute, sur base de l'analyse des politiques climatiques de 36 pays représentant plus de 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les engagements pris jusqu'ici par les États, à supposer qu'ils soient respectés, conduiraient à une hausse de 2,8°C de la température mondiale à la fin du siècle. Quant aux politiques menées actuellement, elles mènent vers un réchauffement de +3°C, voire davantage. L'accord de Paris vise à contenir le réchauffement climatique bien en-deça de 2°C et si possible à 1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels, un seuil qui permettrait selon le Giec de "limiter la casse" due aux changements climatiques. "Nous ne voyons pas le genre d'actions que l'on pourrait attendre de gouvernements faisant face à une urgence climatique", relève Niklas Höhne, chercheur au NewClimate Institute, constatant l'absence d'action renforcée et l'échec de nombreux gouvernements à atteindre leurs propres objectifs, pourtant déjà insuffisants. Jusqu'ici, pratiquement aucun État n'a revu ses engagements climatiques à la hausse, même si une septantaine ont déjà annoncé qu'ils le feraient. Mais un relèvement des contributions déterminées au niveau national (NDC's dans le jargon onusien) des États parties à l'accord de Paris devra intervenir avant fin 2020. Le "Climate Action Tracker" constate également que le charbon, particulièrement polluant, joue encore un rôle majeur dans les projets énergétiques de nombreux pays, singulièrement en Asie, "malgré le fait qu'il est désormais bien plus cher que les énergies renouvelables". Le gaz est en outre pointé du doigt par les auteurs de l'étude comme "une préoccupation majeure". "Les gouvernements agissent comme si cette énergie fossile était plus ou moins propre alors que le gaz est responsable de la moitié de la hausse des émissions de CO2 liées à la consommation de carburants fossiles en 2017 et 2018", ajoute Bill Hare, CEO de l'organisation Climate Analytics, cité dans un communiqué. L'étude se réjouit en revanche de la croissance des énergies renouvelables, dont 2.400 GW ont été installés dans le monde en 2018 et dont la capacité a doublé en 10 ans. Une croissance supplémentaire de 50% (1.200 GW) est attendue dans les cinq prochaines années mais cette montée en puissance devra encore s'accélérer pour parvenir à un rapide pic des émissions et à leur baisse de 45% d'ici 2030, estime-t-on. (Belga)

Selon l'édition 2019 du Climate Action Tracker, réalisé par les ONG de recherche Climate Analytics et NewClimate Institute, sur base de l'analyse des politiques climatiques de 36 pays représentant plus de 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les engagements pris jusqu'ici par les États, à supposer qu'ils soient respectés, conduiraient à une hausse de 2,8°C de la température mondiale à la fin du siècle. Quant aux politiques menées actuellement, elles mènent vers un réchauffement de +3°C, voire davantage. L'accord de Paris vise à contenir le réchauffement climatique bien en-deça de 2°C et si possible à 1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels, un seuil qui permettrait selon le Giec de "limiter la casse" due aux changements climatiques. "Nous ne voyons pas le genre d'actions que l'on pourrait attendre de gouvernements faisant face à une urgence climatique", relève Niklas Höhne, chercheur au NewClimate Institute, constatant l'absence d'action renforcée et l'échec de nombreux gouvernements à atteindre leurs propres objectifs, pourtant déjà insuffisants. Jusqu'ici, pratiquement aucun État n'a revu ses engagements climatiques à la hausse, même si une septantaine ont déjà annoncé qu'ils le feraient. Mais un relèvement des contributions déterminées au niveau national (NDC's dans le jargon onusien) des États parties à l'accord de Paris devra intervenir avant fin 2020. Le "Climate Action Tracker" constate également que le charbon, particulièrement polluant, joue encore un rôle majeur dans les projets énergétiques de nombreux pays, singulièrement en Asie, "malgré le fait qu'il est désormais bien plus cher que les énergies renouvelables". Le gaz est en outre pointé du doigt par les auteurs de l'étude comme "une préoccupation majeure". "Les gouvernements agissent comme si cette énergie fossile était plus ou moins propre alors que le gaz est responsable de la moitié de la hausse des émissions de CO2 liées à la consommation de carburants fossiles en 2017 et 2018", ajoute Bill Hare, CEO de l'organisation Climate Analytics, cité dans un communiqué. L'étude se réjouit en revanche de la croissance des énergies renouvelables, dont 2.400 GW ont été installés dans le monde en 2018 et dont la capacité a doublé en 10 ans. Une croissance supplémentaire de 50% (1.200 GW) est attendue dans les cinq prochaines années mais cette montée en puissance devra encore s'accélérer pour parvenir à un rapide pic des émissions et à leur baisse de 45% d'ici 2030, estime-t-on. (Belga)