Le rapport publié jeudi compile les donnée des gouvernements, des agences humanitaires des Nations Unies et différents articles de presse sur les déplacements enregistrés entre janvier et juin 2019. Les conditions météo extrêmes, comme les tempêtes ou les inondations, ont forcé un record de 7 millions de personnes à quitter leur foyer. La seconde moitié de l'année étant plus exposée aux aléas climatiques, l'agence s'attend à voir ce chiffre tripler d'ici la fin 2019, à 22 millions. "Cela ferait de 2019 l'une des pires années pour ce type de déplacements", s'inquiète l'IDMC. Le rapport cite des catastrophes comme le cyclone Fani qui a mené à des millions d'évacuations en Inde et au Bangladesh, et le cyclone Idai qui a laissé derrière lui de vastes zones dévastées à travers le Mozambique, le Malawi, le Zimbabwe et Madagascar. Les inondations sont tout autant dévastatrices, souligne le document. En Iran, environ 90% du pays a été affecté par les eaux cette année. "Avec un climat changeant comme aujourd'hui, les déplacements de masse résultant des événements météorologiques extrêmes deviennent la norme." La directrice de l'IDMC Alexandra Bilak appelle à davantage d'action internationale pour inverser la tendance et soutenir les millions de déplacés. "Nous devons investir dans le développement durable et l'adaptation aux changements climatiques", a-t-elle déclaré. "C'est seulement ainsi que nous pourrons contrer les bouleversements, les traumatismes et l'appauvrissement que toutes ces personnes subissent chaque année." (Belga)