Outre les Bruxellois, 8.848 Wallons sont allés vivre au nord du pays en 2018. La Flandre a donc accueilli un total de 30.548 personnes, soit près de deux fois plus qu'elle n'en a perdues au profit d'une autre région (16.153). Il y a dix ans, le solde entre départs et arrivées n'atteignait que 6.617.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer le phénomène, selon la confédération des professions immobilières CIB Vlaanderen. Les habitants de communes huppées comme Woluwe, Watermael-Boitsfort ou Auderghem trouvent ainsi en périphérie bruxelloise flamande un terrain avantageux financièrement et efficacement relié à la capitale.

La concurrence fiscale entre régions pourrait également jouer un rôle. Mais il est peu probable que le recul, depuis le 1er juin 2018, des droits d'enregistrement d'une maison familiale à 7% en Flandre ait déjà eu un impact, selon CIB Vlaanderen.