Me Koning a relevé, à l'attention des jurés, les nombreux mensonges des deux accusés. Mehdi Nemmouche, lors de son arrestation le 30 mai 2014 à la gare routière de Marseille, déclare qu'il vient de Bruxelles où il se trouvait depuis quelques jours pour un motif touristique. "C'est faux, il y est depuis le 31 mars. Et dans son ordinateur, il n'y a aucune photo de la Grand-Place, de l'Atomium ou de Manneken Pis. Les seules photos touristiques proviennent de son voyage en Asie", a commenté l'avocat. En outre, "j'ai rarement vu des touristes prendre une cagoule pour visiter Bruxelles en plein mois de mai", ironise le conseil de la famille Sabrier, en référence à cette pièce de vêtement retrouvée dans les affaires du Français lors de son arrestation. "Encore un mensonge", assène-t-il. Quant à Nacer Bendrer, après avoir menti à plusieurs reprises aux enquêteurs, il finit par avouer qu'il s'est rendu en avril dans la capitale belge à la demande de Mehdi Nemmouche, et que celui-ci lui a demandé une kalachnikov. "Dès avril, il est donc à la recherche d'une kalachnikov, une arme de guerre, pour commettre un attentat. Selon Nacer Bendrer, à chaque fois que Mehdi Nemmouche l'a appelé, c'était pour ça", a souligné Me Koning. L'avocat a aussi relevé que quand Mehdi Nemmouche est allé à Marseille, fin avril, il portait une grande valise. Celle-ci était légère, comme en a témoigné Mounir Attallah. Ce bagage était donc destiné à ramener la kalachnikov, selon le pénaliste. "Quand Mehdi Nemmouche revient à Bruxelles, il coupe toutes les connexions avec l'extérieur parce qu'il a ce dont il a besoin pour commettre les faits. Les armes, mais aussi l'argent pour acheter, le soir-même, les chaussures, la caméra GoPro, et l'ordinateur portable. Il entre en mission à partir du 29 avril", en conclut l'avocat. Pour Me Koning, Nacer Bendrer est encore en "flagrant délit de mensonge" quand il affirme aux enquêteurs que Mehdi Nemmouche lui aurait indiqué, en quittant Marseille, de l'appeler s'il trouvait la kalachnikov demandée. Ce qui aurait été impossible, puisque toutes les lignes de Mehdi Nemmouche étaient coupées à son retour, a fait remarquer l'avocat aux jurés. (Belga)

Me Koning a relevé, à l'attention des jurés, les nombreux mensonges des deux accusés. Mehdi Nemmouche, lors de son arrestation le 30 mai 2014 à la gare routière de Marseille, déclare qu'il vient de Bruxelles où il se trouvait depuis quelques jours pour un motif touristique. "C'est faux, il y est depuis le 31 mars. Et dans son ordinateur, il n'y a aucune photo de la Grand-Place, de l'Atomium ou de Manneken Pis. Les seules photos touristiques proviennent de son voyage en Asie", a commenté l'avocat. En outre, "j'ai rarement vu des touristes prendre une cagoule pour visiter Bruxelles en plein mois de mai", ironise le conseil de la famille Sabrier, en référence à cette pièce de vêtement retrouvée dans les affaires du Français lors de son arrestation. "Encore un mensonge", assène-t-il. Quant à Nacer Bendrer, après avoir menti à plusieurs reprises aux enquêteurs, il finit par avouer qu'il s'est rendu en avril dans la capitale belge à la demande de Mehdi Nemmouche, et que celui-ci lui a demandé une kalachnikov. "Dès avril, il est donc à la recherche d'une kalachnikov, une arme de guerre, pour commettre un attentat. Selon Nacer Bendrer, à chaque fois que Mehdi Nemmouche l'a appelé, c'était pour ça", a souligné Me Koning. L'avocat a aussi relevé que quand Mehdi Nemmouche est allé à Marseille, fin avril, il portait une grande valise. Celle-ci était légère, comme en a témoigné Mounir Attallah. Ce bagage était donc destiné à ramener la kalachnikov, selon le pénaliste. "Quand Mehdi Nemmouche revient à Bruxelles, il coupe toutes les connexions avec l'extérieur parce qu'il a ce dont il a besoin pour commettre les faits. Les armes, mais aussi l'argent pour acheter, le soir-même, les chaussures, la caméra GoPro, et l'ordinateur portable. Il entre en mission à partir du 29 avril", en conclut l'avocat. Pour Me Koning, Nacer Bendrer est encore en "flagrant délit de mensonge" quand il affirme aux enquêteurs que Mehdi Nemmouche lui aurait indiqué, en quittant Marseille, de l'appeler s'il trouvait la kalachnikov demandée. Ce qui aurait été impossible, puisque toutes les lignes de Mehdi Nemmouche étaient coupées à son retour, a fait remarquer l'avocat aux jurés. (Belga)