Il y a deux ans, Greenpeace avait déjà intenté une action contre le gouvernement flamand en raison de l'air pollué, et en particulier le dépassement systématique des normes européennes en matière de dioxyde d'azote (NO2). Le tribunal s'était prononcé en faveur de l'ONG et avait déclaré qu'un nouveau plan relatif à la qualité de l'air devait être élaboré, et ce dans un délai d'un an à compter de la notification de l'arrêt du 6 novembre 2018. Selon l'organisation, le plan proposé par le gouvernement flamand n'atteint pas cet objectif. "C'est un plan libre d'interprétation qui n'est pas contraignant. Il ne contient aucune garantie quant à l'amélioration de la qualité de l'air à court terme", explique Joeri Thijs, expert Qualité de l'air chez Greenpeace. Selon l'association de défense de l'environnement, les mesures prévues dans le plan ne contiennent pas suffisamment de détails et ne comportent pas de délais précis. Il n'y a aucune mention de taxe kilométrique intelligente, les zones à très faibles émissions ne seront pas obligatoires et il n'y a pas de ligne claire concernant un parc automobile plus écologique. L'huissier de justice rappellera au gouvernement flamand qu'il est soumis à une amende journalière tant que le plan ne répond pas aux exigences du jugement. (Belga)