Cette 12e cérémonie a été ouverte par l'échevin des Cultes et de l'Etat civil, Alain Courtois, affirmant ainsi le soutien de la Ville de Bruxelles à cette initiative. Parmi les personnes qui se sont exprimées, six étaient des proches d'un habitant de la rue décédé. Un représentant du Consulat polonais a également tenu à rappeler les aides qu'il peut fournir à ses ressortissants, au regard du grand nombre de personnes polonaises en situation d'errance qui sont mortes à Bruxelles cette année (20 personnes, soit 27,7%). Des représentants de la pensée laïque et des cultes religieux ont rendu des hommages conventionnels. Après la mention de chacun des 72 noms, le collectif des Poètes Bruxellois a lu des extraits des textes composés spécialement pour l'occasion. Ils seront disponibles sur le blog du collectif et sur le site de la maison internationale des littératures à Bruxelles Passa Porta. Une broderie de 73 pièces, une pour chaque personne décédée et une pour ceux dont les noms n'ont pas été rapportés au collectif Les Morts de la Rue, a été réalisée. Elle a été apposée sur le tronc de l'arbre planté place de l'Albertine, après un moment de recueillement. Le Collectif Les Morts de la Rue a eu connaissance en 2016 de 72 décès de personnes qui ont vécu à un moment de leur parcours dans les rues de Bruxelles-Capitale, dont 13 personnes avaient accédé à un logement, six habitaient en home et 40 vivaient en rue au moment de leur décès. L'association relève que 17 de ces décès ont eu lieu sur la voie publique. Aucun n'est lié à la météo. Parmi les 72 personnes décédées dénombrées, il y a 70 hommes et 2 femmes. La plus jeune avait 22 ans et la plus âgée 76. L'âge moyen des défunts est de 52 ans. Les Européens représentent la majorité des morts de la rue (86%). La plupart sont de nationalité belge (43%). Le collectif ne remarque pas d'impact notable en lien avec la crise migratoire. Le nombre de décès rapportés au collectif est en constance augmentation depuis sa création, à la suite du décès de deux personnes sans-abri en 2005 à la gare du midi. Le collectif estime que cette augmentation ne peut ces dernières années être imputée à l'élargissement de son réseau, qui a cessé de croître. (Belga)

Cette 12e cérémonie a été ouverte par l'échevin des Cultes et de l'Etat civil, Alain Courtois, affirmant ainsi le soutien de la Ville de Bruxelles à cette initiative. Parmi les personnes qui se sont exprimées, six étaient des proches d'un habitant de la rue décédé. Un représentant du Consulat polonais a également tenu à rappeler les aides qu'il peut fournir à ses ressortissants, au regard du grand nombre de personnes polonaises en situation d'errance qui sont mortes à Bruxelles cette année (20 personnes, soit 27,7%). Des représentants de la pensée laïque et des cultes religieux ont rendu des hommages conventionnels. Après la mention de chacun des 72 noms, le collectif des Poètes Bruxellois a lu des extraits des textes composés spécialement pour l'occasion. Ils seront disponibles sur le blog du collectif et sur le site de la maison internationale des littératures à Bruxelles Passa Porta. Une broderie de 73 pièces, une pour chaque personne décédée et une pour ceux dont les noms n'ont pas été rapportés au collectif Les Morts de la Rue, a été réalisée. Elle a été apposée sur le tronc de l'arbre planté place de l'Albertine, après un moment de recueillement. Le Collectif Les Morts de la Rue a eu connaissance en 2016 de 72 décès de personnes qui ont vécu à un moment de leur parcours dans les rues de Bruxelles-Capitale, dont 13 personnes avaient accédé à un logement, six habitaient en home et 40 vivaient en rue au moment de leur décès. L'association relève que 17 de ces décès ont eu lieu sur la voie publique. Aucun n'est lié à la météo. Parmi les 72 personnes décédées dénombrées, il y a 70 hommes et 2 femmes. La plus jeune avait 22 ans et la plus âgée 76. L'âge moyen des défunts est de 52 ans. Les Européens représentent la majorité des morts de la rue (86%). La plupart sont de nationalité belge (43%). Le collectif ne remarque pas d'impact notable en lien avec la crise migratoire. Le nombre de décès rapportés au collectif est en constance augmentation depuis sa création, à la suite du décès de deux personnes sans-abri en 2005 à la gare du midi. Le collectif estime que cette augmentation ne peut ces dernières années être imputée à l'élargissement de son réseau, qui a cessé de croître. (Belga)