Le dernier Moniteur de sécurité, mené par la police fédérale, en collaboration avec le SPF Intérieur et les autorités locales, démontre que l'utilisation de l'espace public est codifiée par des normes de genre. Ainsi, il a révélé un sentiment d'insécurité bien plus grand chez les femmes que chez les hommes. "Un nombre impressionnant de femmes précisent dans cette enquête qu'elles évitent certains endroits de la ville ou de la commune, qu'elles ne sortent de préférence pas dans le noir, ne participent pas à des événements de masse et n'ouvrent pas la porte aux inconnus", résume le SPF Intérieur. Une inégalité d'accès et d'utilisation de l'espace public qui peut porter à conséquence pour les femmes, restreignant leur liberté de mouvement, leur mobilité et empêchant parfois leurs "possibilités d'auto-développement". Or, cette inégalité n'est pas une fatalité: l'espace public peut être adapté pour être accessible à tous les genres. Les autorités locales peuvent agir, en prenant en compte cette dimension lorsqu'elles "prennent des décisions concernant la construction, la conception et l'organisation de la ville ou de la commune". Le degré d'engagement des communes diffère toutefois, constate le SPF Intérieur, qui a donc élaboré un guide pour aider à mieux appréhender cette problématique. Le guide aborde cinq thèmes, à savoir le gender mainstreaming (soit intégrer la dimension du genre dans la politique publique, pour prévenir les inégalités de genre), la circulation, l'urbanisation, le harcèlement sexuel de rue et la participation. Long d'une cinquantaine de pages, le guide explicite chaque thème et donne des pistes d'amélioration, comme intégrer une politique d'intégration de la dimension de genre dans la police locale, des noms de rues féminins ou encore un bon éclairage aux arrêts des transports en commun. (Belga)

Le dernier Moniteur de sécurité, mené par la police fédérale, en collaboration avec le SPF Intérieur et les autorités locales, démontre que l'utilisation de l'espace public est codifiée par des normes de genre. Ainsi, il a révélé un sentiment d'insécurité bien plus grand chez les femmes que chez les hommes. "Un nombre impressionnant de femmes précisent dans cette enquête qu'elles évitent certains endroits de la ville ou de la commune, qu'elles ne sortent de préférence pas dans le noir, ne participent pas à des événements de masse et n'ouvrent pas la porte aux inconnus", résume le SPF Intérieur. Une inégalité d'accès et d'utilisation de l'espace public qui peut porter à conséquence pour les femmes, restreignant leur liberté de mouvement, leur mobilité et empêchant parfois leurs "possibilités d'auto-développement". Or, cette inégalité n'est pas une fatalité: l'espace public peut être adapté pour être accessible à tous les genres. Les autorités locales peuvent agir, en prenant en compte cette dimension lorsqu'elles "prennent des décisions concernant la construction, la conception et l'organisation de la ville ou de la commune". Le degré d'engagement des communes diffère toutefois, constate le SPF Intérieur, qui a donc élaboré un guide pour aider à mieux appréhender cette problématique. Le guide aborde cinq thèmes, à savoir le gender mainstreaming (soit intégrer la dimension du genre dans la politique publique, pour prévenir les inégalités de genre), la circulation, l'urbanisation, le harcèlement sexuel de rue et la participation. Long d'une cinquantaine de pages, le guide explicite chaque thème et donne des pistes d'amélioration, comme intégrer une politique d'intégration de la dimension de genre dans la police locale, des noms de rues féminins ou encore un bon éclairage aux arrêts des transports en commun. (Belga)