"Il faut que l'UE prenne toute sa part dans le combat pour limiter le réchauffement à 1,5°C" par rapport aux niveaux pré-industriels, comme énoncé dans l'accord de Paris en 2015, a ainsi d'emblée rappelé Philippe Lamberts. "Or, jusqu'à présent, les engagements de l'UE sont insuffisants, et ne sont pas tenus. Corriger le tir exige de s'engager dans les 100 prochains jours à réduire les émissions de 65% d'ici 2030". Le co-président belge du 4e groupe politique du Parlement européen (en nombre de voix) a pointé quelques contradictions de la Commission, qui annonce vouloir une Europe durable et inclusive tout en souhaitant jouer un rôle non-négligeable dans le commerce mondial. "Augmenter encore et toujours les flux commerciaux sur la planète est un total non sens", si l'on veut rester cohérent avec l'objectif climatique, a expliqué Philippe Lamberts, fustigeant la "stratégie libre-échangiste de l'Union". Dans le même ordre d'idée, "le Green Deal suppose une refonte profonde d'une PAC (politique agricole commune) qui reste aujourd'hui productiviste et orientée vers la satisfaction des marchés mondiaux". "Votre projet se garde un peu trop de trancher les contradictions de manière claire", a estimé en conclusion l'eurodéputé. Précédemment, les trois principaux groupes du Parlement, PPE, S&D et Renew, avaient exprimé leur soutien global au Pacte vert présenté par Ursula von der Leyen, qui constitue "une promesse à nos enfants et petits-enfants" selon les mots de la Néerlandaise Esther de Lange (PPE). Il ne s'agit pas d'une surprise, ces trois familles étant celles qui ont soutenu la Commission Von der Leyen et s'y sont en quelque sorte réparti les postes. (Belga)

"Il faut que l'UE prenne toute sa part dans le combat pour limiter le réchauffement à 1,5°C" par rapport aux niveaux pré-industriels, comme énoncé dans l'accord de Paris en 2015, a ainsi d'emblée rappelé Philippe Lamberts. "Or, jusqu'à présent, les engagements de l'UE sont insuffisants, et ne sont pas tenus. Corriger le tir exige de s'engager dans les 100 prochains jours à réduire les émissions de 65% d'ici 2030". Le co-président belge du 4e groupe politique du Parlement européen (en nombre de voix) a pointé quelques contradictions de la Commission, qui annonce vouloir une Europe durable et inclusive tout en souhaitant jouer un rôle non-négligeable dans le commerce mondial. "Augmenter encore et toujours les flux commerciaux sur la planète est un total non sens", si l'on veut rester cohérent avec l'objectif climatique, a expliqué Philippe Lamberts, fustigeant la "stratégie libre-échangiste de l'Union". Dans le même ordre d'idée, "le Green Deal suppose une refonte profonde d'une PAC (politique agricole commune) qui reste aujourd'hui productiviste et orientée vers la satisfaction des marchés mondiaux". "Votre projet se garde un peu trop de trancher les contradictions de manière claire", a estimé en conclusion l'eurodéputé. Précédemment, les trois principaux groupes du Parlement, PPE, S&D et Renew, avaient exprimé leur soutien global au Pacte vert présenté par Ursula von der Leyen, qui constitue "une promesse à nos enfants et petits-enfants" selon les mots de la Néerlandaise Esther de Lange (PPE). Il ne s'agit pas d'une surprise, ces trois familles étant celles qui ont soutenu la Commission Von der Leyen et s'y sont en quelque sorte réparti les postes. (Belga)