L'homme de 49 ans, d'origine kosovare, et la femme, une Suissesse de 48 ans, ont été reconnus coupables notamment de séquestrations et de lésions corporelles graves. La cour a largement suivi le ministère public. Elle est même allée plus loin que l'accusation concernant le père de famille. L'ex-couple a été arrêté en 2018. Les faits incriminés ont été révélés, après que les enfants, en fin d'adolescence, ont été placés dans un foyer. Ils sont aujourd'hui de jeunes adultes. Les deux parents avaient refusé de nourrir leurs enfants, totalement amaigris. Un fils ne pesait que 18,5 kg à l'âge de 9 ans. Les deux enfants les plus maltraités - un garçon et une fille - ont été enfermés chaque nuit et durant le week-end durant quatre ans, d'abord dans leur chambre, puis dans une cave non chauffée et parfois sans lumière. Selon le ministère public, ils n'ont que rarement été autorisés à se rendre aux toilettes et ont souvent été contraints de faire leurs besoins sur le sol de leur chambre ou de la cave. La mère aurait même forcé une fois le garçon à manger ses excréments et sa fille à ravaler son vomi. Tous deux devaient aussi rester parfois assis sans bouger durant des heures, coiffés d'une couche-culotte gorgée d'urine. Le père a également été condamné pour avoir abusé sexuellement d'une autre de ses filles et d'une belle-fille, qui n'ont par contre pas été forcées de vivre dans la cave. "Vous avez agi ensemble et vous n'avez pas empêché l'autre de commettre les crimes", a dit le juge aux parents, qui s'étaient mutuellement accusés pendant le procès. Le tribunal a annoncé qu'il porterait plainte contre les responsables de la protection de l'enfance de Zurich qui étaient en charge au moment des faits. Le long martyre des victimes, qui a débuté en 2003 et duré huit ans, n'était en effet pas passé inaperçu: voisins, enseignants et médecins qui ont vu les enfants faméliques dans leur cabinet se sont manifestés de nombreuses fois auprès des autorités. Celles-ci se sont contentées de proposer aux parents la discussion et leur aide, sans insister. Pendant toutes les années du supplice, les autorités n'ont jamais ordonné aucune mesure de protection pour les enfants. (Belga)

L'homme de 49 ans, d'origine kosovare, et la femme, une Suissesse de 48 ans, ont été reconnus coupables notamment de séquestrations et de lésions corporelles graves. La cour a largement suivi le ministère public. Elle est même allée plus loin que l'accusation concernant le père de famille. L'ex-couple a été arrêté en 2018. Les faits incriminés ont été révélés, après que les enfants, en fin d'adolescence, ont été placés dans un foyer. Ils sont aujourd'hui de jeunes adultes. Les deux parents avaient refusé de nourrir leurs enfants, totalement amaigris. Un fils ne pesait que 18,5 kg à l'âge de 9 ans. Les deux enfants les plus maltraités - un garçon et une fille - ont été enfermés chaque nuit et durant le week-end durant quatre ans, d'abord dans leur chambre, puis dans une cave non chauffée et parfois sans lumière. Selon le ministère public, ils n'ont que rarement été autorisés à se rendre aux toilettes et ont souvent été contraints de faire leurs besoins sur le sol de leur chambre ou de la cave. La mère aurait même forcé une fois le garçon à manger ses excréments et sa fille à ravaler son vomi. Tous deux devaient aussi rester parfois assis sans bouger durant des heures, coiffés d'une couche-culotte gorgée d'urine. Le père a également été condamné pour avoir abusé sexuellement d'une autre de ses filles et d'une belle-fille, qui n'ont par contre pas été forcées de vivre dans la cave. "Vous avez agi ensemble et vous n'avez pas empêché l'autre de commettre les crimes", a dit le juge aux parents, qui s'étaient mutuellement accusés pendant le procès. Le tribunal a annoncé qu'il porterait plainte contre les responsables de la protection de l'enfance de Zurich qui étaient en charge au moment des faits. Le long martyre des victimes, qui a débuté en 2003 et duré huit ans, n'était en effet pas passé inaperçu: voisins, enseignants et médecins qui ont vu les enfants faméliques dans leur cabinet se sont manifestés de nombreuses fois auprès des autorités. Celles-ci se sont contentées de proposer aux parents la discussion et leur aide, sans insister. Pendant toutes les années du supplice, les autorités n'ont jamais ordonné aucune mesure de protection pour les enfants. (Belga)