"Ces chiffres confirment sans surprise la grande attractivité de notre enseignement supérieur qui offre des formations de qualité, ouvertes et accessibles, et à un coût relativement raisonnable, c'est le combo gagnant", commente Julien Nicaise, administrateur de l'Ares. Depuis 1998 (et l'autorisation pour les étudiants et étudiantes européens de s'inscrire partout dans l'Union aux mêmes conditions), le nombre d'étrangers a explosé dans l'enseignement supérieur belge. Les filières médicales et paramédicales ont été spécifiquement touchées par cette arrivée, de Français en particulier. Avant l'instauration de quotas en 2006, qui ont permis de circonscrire le problème. M. Nicaise évoque une "opportunité d'accueillir chez nous autant de jeunes en provenance de l'étranger" et "une marque de reconnaissance", mais pointe également la "charge matérielle" d'une telle attractivité: "Ces étudiantes et étudiants de l'étranger viennent augmenter le nombre de personnes à former dans le cadre d'une enveloppe budgétaire et de lieux d'accueil qui, eux, n'augmentent pas en conséquence", explique l'administrateur. "Avec le millier d'étudiants visés par les quotas et à un coût moyen de 7.000 euros par personne, cela représente un total de 280 millions d'euros par an", et ce, dans une enveloppe fermée, rappelle-t-il. "Si ces étudiants n'étaient pas là, les dépenses pour la Fédération Wallonie-Bruxelles ne s'en ressentiraient pas... Par contre, ce seraient les mêmes montants d'argent public pour 20% d'étudiants en moins. Et ce sont aussi autant d'étudiants formés dans des institutions de qualité sans que leur pays d'origine ne doive investir en la matière alors que nombre d'entre eux vont y retourner une fois diplômés...". (Belga)