Confiné d'un bloc le 23 mars lors de la première vague, le pays le plus endeuillé en Europe par la pandémie (presque 46.000 morts) réagit à la résurgence de contaminations de manière localisée, le gouvernement du Premier ministre britannique Boris Johnson cherchant à éviter un confinement général. Mais des restrictions locales sous une forme ou une autre concernent désormais plus de la moitié de la population en Angleterre et un cinquième sous les plus contraignantes. La région de Nottingham (centre de l'Angleterre) est ainsi passée vendredi matin au niveau d'alerte sanitaire maximale, sur les trois existant. Ses plus de 800.000 habitants ne peuvent désormais plus se rencontrer entre différents foyers, sauf très rares exceptions, et les bars et pubs qui ne servent pas à manger ont fermé. La région du Yorkshire de l'Ouest va subir le même sort dans la nuit de dimanche à lundi. "Dans le Yorkshire de l'Ouest, les taux d'infection sont parmi les plus élevés du pays et continuent à augmenter rapidement", indique vendredi un communiqué du ministère de la Santé, qui précise que les cas de Covid-19 ont augmenté de 65% sur une semaine à l'hôpital de Leeds, la plus grande ville de la région. Les gouvernements locaux étant compétents en la matière, les autres provinces britanniques abordent elles aussi la question en ordre dispersé. Les plus de trois millions d'habitants du Pays de Galles sont depuis une semaine les premiers Britanniques à être retournés en confinement, au moins jusqu'au 9 novembre. Mi-octobre, l'Irlande du Nord a fermé pour un mois pubs et restaurants et décidé de prolonger les vacances scolaires. L'Écosse a elle adopté la semaine dernière un système d'alerte semblable à celui de l'Angleterre, mais à 5 niveaux. Selon une étude scientifique internationale réalisée par des chercheurs de plusieurs universités et laboratoires et révélée jeudi par le Financial Times, une nouvelle variante du virus née cet été chez des agriculteurs espagnols s'est rapidement répandue en Europe et constitue désormais la majorité des nouveaux cas de Covid-19 dans plusieurs pays. Au Royaume-Uni, où l'Espagne constitue une destination privilégiée pour les touristes britanniques, cette version mutée du virus concernerait désormais plus de 80% des cas de contamination. (Belga)

Confiné d'un bloc le 23 mars lors de la première vague, le pays le plus endeuillé en Europe par la pandémie (presque 46.000 morts) réagit à la résurgence de contaminations de manière localisée, le gouvernement du Premier ministre britannique Boris Johnson cherchant à éviter un confinement général. Mais des restrictions locales sous une forme ou une autre concernent désormais plus de la moitié de la population en Angleterre et un cinquième sous les plus contraignantes. La région de Nottingham (centre de l'Angleterre) est ainsi passée vendredi matin au niveau d'alerte sanitaire maximale, sur les trois existant. Ses plus de 800.000 habitants ne peuvent désormais plus se rencontrer entre différents foyers, sauf très rares exceptions, et les bars et pubs qui ne servent pas à manger ont fermé. La région du Yorkshire de l'Ouest va subir le même sort dans la nuit de dimanche à lundi. "Dans le Yorkshire de l'Ouest, les taux d'infection sont parmi les plus élevés du pays et continuent à augmenter rapidement", indique vendredi un communiqué du ministère de la Santé, qui précise que les cas de Covid-19 ont augmenté de 65% sur une semaine à l'hôpital de Leeds, la plus grande ville de la région. Les gouvernements locaux étant compétents en la matière, les autres provinces britanniques abordent elles aussi la question en ordre dispersé. Les plus de trois millions d'habitants du Pays de Galles sont depuis une semaine les premiers Britanniques à être retournés en confinement, au moins jusqu'au 9 novembre. Mi-octobre, l'Irlande du Nord a fermé pour un mois pubs et restaurants et décidé de prolonger les vacances scolaires. L'Écosse a elle adopté la semaine dernière un système d'alerte semblable à celui de l'Angleterre, mais à 5 niveaux. Selon une étude scientifique internationale réalisée par des chercheurs de plusieurs universités et laboratoires et révélée jeudi par le Financial Times, une nouvelle variante du virus née cet été chez des agriculteurs espagnols s'est rapidement répandue en Europe et constitue désormais la majorité des nouveaux cas de Covid-19 dans plusieurs pays. Au Royaume-Uni, où l'Espagne constitue une destination privilégiée pour les touristes britanniques, cette version mutée du virus concernerait désormais plus de 80% des cas de contamination. (Belga)