"La majorité n'a pas eu le courage de trancher. On se retrouve donc avec du saupoudrage et des mesurettes, très loin du catalogue de promesses de la déclaration de politique régionale", a-t-il ajouté. Particulièrement dans le collimateur des humanistes, le financement des TEC "dont le budget n'augmente que de 0,7% alors que 30 millions seraient nécessaires rien que pour mettre en place la gratuité annoncée" ainsi que le peu de moyens alloués au secteur de l'aide à domicile. "Son sous-financement est actuellement évalué à 80 millions d'euros. Le gouvernement n'en met que 5 sur la table alors que le projet d'assurance autonomie que nous portions - et qui est passé à la trappe à la fin de la législature passée faute de consensus sur le sujet, ndlr - aurait permis un refinancement à hauteur de 60 millions d'euros", moyennant une cotisation des citoyens, a poursuivi François Desquesnes.

"L'absence de courage du gouvernement a conduit à une absence de choix et ses ambitions ont fondu comme neige au soleil", a-t-il encore regretté en pointant également les montants importants que la Région va devoir emprunter. Selon le cdH, la Wallonie devra en effet emprunter 1,7 milliard en 2020. "Or, pour emprunter, il faut une bonne notation des agences de notation internationales. Mais nous craignons que la note de la Wallonie ne se dégrade, ce qui fera augmenter les charges de crédits", a encore expliqué le chef de file humaniste. Par ailleurs, "par rapport au cadre budgétaire européen, on est dans le dérapage complet", a-t-il renchéri. "Ce budget n'est pas un bon signal si l'on veut construire une Belgique fédérale solide", a enfin résumé M. Desquesnes. Jeudi matin, le gouvernement wallon a présenté un budget 2020 en déficit de 435 millions d'euros. Il sera débattu au parlement les 19 et 20 décembre prochains.