Une personne sur cinq a renoncé à plusieurs rendez-vous et 87,5% n'ont pas pu faire un examen médical (prise de sang, dépistage, imagerie médicale) qui avait été prévu avant le confinement. Parmi les répondants, 38,7% ont rapporté avoir connu un nouveau problème de santé pour lequel ils n'ont pas consulté, alors que cela aurait été leur réflexe en temps normal. Ils ont préféré attendre pour voir s'ils finiraient par se porter mieux ou, pour certains, le médecin leur a demandé de ne pas venir. En ce qui concerne l'impact de cette situation pour le futur, 15,8% des répondants pensent que le renoncement aux soins durant le confinement a détérioré leur état de santé "assez fortement" ou "très fortement". Parmi les personnes souffrant d'une maladie chronique, cette proportion passe à 22,8%. A la question de leur réaction suite à un nouveau problème de santé, les répondants sont 34,8% à indiquer qu'ils consulteraient un médecin, mais 48,9% ne le feront que s'ils jugent ce problème de santé sévère. L'étude montre aussi 10,1% ne consulteraient que par téléphone, et 6,2% ne consulteront pas du tout. Selon les responsables de l'étude, les résultats montrent une crainte de la population d'être contaminé en allant se faire soigner et le renoncement à des consultations risque de perdurer. Les professionnels de la santé risque donc de voir arriver en consultation des personnes avec un état de santé qui s'est dégradé durant la crise sanitaire. "Alors que les répondants à l'enquête sont majoritairement des femmes actives, très éduquées, plutôt en bonne santé avant le confinement, les scientifiques de l'UCLouvain observent un fort renoncement à différents types de soins médicaux (...). Donc, si les répondants étaient plus représentatifs de la population générale en Belgique, le non recours aux soins et ses conséquences seraient susceptibles d'être encore plus importants", indiquent les responsables. (Belga)

Une personne sur cinq a renoncé à plusieurs rendez-vous et 87,5% n'ont pas pu faire un examen médical (prise de sang, dépistage, imagerie médicale) qui avait été prévu avant le confinement. Parmi les répondants, 38,7% ont rapporté avoir connu un nouveau problème de santé pour lequel ils n'ont pas consulté, alors que cela aurait été leur réflexe en temps normal. Ils ont préféré attendre pour voir s'ils finiraient par se porter mieux ou, pour certains, le médecin leur a demandé de ne pas venir. En ce qui concerne l'impact de cette situation pour le futur, 15,8% des répondants pensent que le renoncement aux soins durant le confinement a détérioré leur état de santé "assez fortement" ou "très fortement". Parmi les personnes souffrant d'une maladie chronique, cette proportion passe à 22,8%. A la question de leur réaction suite à un nouveau problème de santé, les répondants sont 34,8% à indiquer qu'ils consulteraient un médecin, mais 48,9% ne le feront que s'ils jugent ce problème de santé sévère. L'étude montre aussi 10,1% ne consulteraient que par téléphone, et 6,2% ne consulteront pas du tout. Selon les responsables de l'étude, les résultats montrent une crainte de la population d'être contaminé en allant se faire soigner et le renoncement à des consultations risque de perdurer. Les professionnels de la santé risque donc de voir arriver en consultation des personnes avec un état de santé qui s'est dégradé durant la crise sanitaire. "Alors que les répondants à l'enquête sont majoritairement des femmes actives, très éduquées, plutôt en bonne santé avant le confinement, les scientifiques de l'UCLouvain observent un fort renoncement à différents types de soins médicaux (...). Donc, si les répondants étaient plus représentatifs de la population générale en Belgique, le non recours aux soins et ses conséquences seraient susceptibles d'être encore plus importants", indiquent les responsables. (Belga)