C'est un nouveau scandale que révèlent nos confrères de La Libre Belgique. Un audit de la Cour des Comptes sur la gestion des marchés publics au sein du Siamu, le Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente de la Région de Bruxelles-Capitale, dévoile "des dysfonctionnements catastrophiques".
...

C'est un nouveau scandale que révèlent nos confrères de La Libre Belgique. Un audit de la Cour des Comptes sur la gestion des marchés publics au sein du Siamu, le Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente de la Région de Bruxelles-Capitale, dévoile "des dysfonctionnements catastrophiques". L'audit, qui couvre la période 2012-2015, pointe notamment le manque de collaboration au sein même de l'organisme d'intérêt public régional, divisé en deux directions. C'est donc la partie opérationnelle, qui comprend les pompiers, qui doit se charger de la gestion des dossiers des marchés publics, et non pas les services administratifs. Plus incompréhensible encore : il n'existe pas de manuel de procédures concernant les marchés publics, ni de contrôle du respect de la réglementation par les gestionnaires des marchés, "alors que chaque gestionnaire travaille de manière indépendante". Cette situation augmente les risques de fraude.Selon la Cour des Comptes, certains achats de l'organisme auraient même été "effectués en dehors de toute procédure formalisée de marché public". Cela concerne notamment l'achat de carburant, d'électricité, de gaz ou encore de services de télécommunications. Une absence de concurrence a également été observée, "sans aucune justification valable" pour une bonne partie des marchés concernés. Contacté par La Libre, le cabinet de la secrétaire d'Etat responsable du Siamu, Cécile Jodogne (DéFI), rappelle qu'une réforme de l'organisme, comprenant notamment un meilleur contrôle des dossiers financiers, sera mise en place l'an prochain. Le Siamu, dirigé Thierry Mercken (étiqueté PS), bénéficie d'un budget annuel de 80 millions d'euros.