Parmi les victimes de l'explosion, qui s'est produite vendredi, figurent treize fonctionnaires dont deux femmes enceintes, a précisé un responsable de la municipalité. "Cet attentat [...] aveugle contre la population civile et, dans ce cas, contre une institution publique comme la mairie est un acte terroriste insensé", a lancé le ministre de la défense, attribuant l'attaque à un groupe de dissidents de l'ex-guérilla marxiste Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). "Ceux qui sont derrière cet attentat sont les bandits de la [dissidence de, ndlr] Dagoberto" Ramos, a déclaré par la suite le chef de l'Etat Ivan Duque, qui s'est rendu sur place, en référence à un des groupes dissidents de l'ex-rébellion. Sur des images recueillies par l'AFP, une voiture calcinée est visible au milieu d'une rue de la localité et les fenêtres de plusieurs bâtiments alentour ont été soufflées. Des rebelles ont rejeté la signature d'un accord de paix historique en 2016, qui a mis fin à plus d'un demi-siècle de conflit armé entre le gouvernement et les FARC. Ces dissidents, dispersés en divers groupes sans commandement unifié, représentent environ 2500 hommes. Ils vivent essentiellement du trafic de drogue et de l'exploitation minière illégale, selon les autorités colombiennes. Bien que l'accord avec les FARC en ait diminué l'intensité, la Colombie reste minée par un complexe conflit interne, qui depuis les années 1960 a vu s'affronter guérillas, milices paramilitaires d'extrême droite et forces armées. Les combats ont fait plus de neuf millions de victimes (morts, disparus, déplacés). (Belga)

Parmi les victimes de l'explosion, qui s'est produite vendredi, figurent treize fonctionnaires dont deux femmes enceintes, a précisé un responsable de la municipalité. "Cet attentat [...] aveugle contre la population civile et, dans ce cas, contre une institution publique comme la mairie est un acte terroriste insensé", a lancé le ministre de la défense, attribuant l'attaque à un groupe de dissidents de l'ex-guérilla marxiste Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). "Ceux qui sont derrière cet attentat sont les bandits de la [dissidence de, ndlr] Dagoberto" Ramos, a déclaré par la suite le chef de l'Etat Ivan Duque, qui s'est rendu sur place, en référence à un des groupes dissidents de l'ex-rébellion. Sur des images recueillies par l'AFP, une voiture calcinée est visible au milieu d'une rue de la localité et les fenêtres de plusieurs bâtiments alentour ont été soufflées. Des rebelles ont rejeté la signature d'un accord de paix historique en 2016, qui a mis fin à plus d'un demi-siècle de conflit armé entre le gouvernement et les FARC. Ces dissidents, dispersés en divers groupes sans commandement unifié, représentent environ 2500 hommes. Ils vivent essentiellement du trafic de drogue et de l'exploitation minière illégale, selon les autorités colombiennes. Bien que l'accord avec les FARC en ait diminué l'intensité, la Colombie reste minée par un complexe conflit interne, qui depuis les années 1960 a vu s'affronter guérillas, milices paramilitaires d'extrême droite et forces armées. Les combats ont fait plus de neuf millions de victimes (morts, disparus, déplacés). (Belga)