L'ancien chef de l'Etat français, absent de l'audience, "a poursuivi l'organisation de meetings", après avoir été "averti par écrit du risque de dépassement" du plafond légal, a dit la présidente du tribunal Caroline Viguier, lors de la lecture du jugement à l'encontre de l'ancien président et des 13 personnes qui ont comparu à ses côtés, toutes également déclarées coupables de complicité de financement illégal de campagne électorale. Le tribunal a prononcé des peines de 2 ans à 3 ans et demi de prison pour les coprévenus. "Ce n'était pas sa première campagne, il avait une expérience de candidat", a poursuivi la magistrate. Au final, le coût de la campagne était, selon l'accusation, d'au moins 42,8 millions, soit près du double du plafond légal à l'époque. En mars, Nicolas Sarkozy était devenu le premier ancien président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme - trois ans dont un ferme -, pour corruption et trafic d'influence, dans l'affaire dite "des écoutes". Il a fait appel suspendant donc de facto cette condamnation. Après cinq semaines d'audience en mai-juin dans le dossier Bygmalion, le parquet avait requis contre lui un an de prison, dont six mois avec sursis. (Belga)

L'ancien chef de l'Etat français, absent de l'audience, "a poursuivi l'organisation de meetings", après avoir été "averti par écrit du risque de dépassement" du plafond légal, a dit la présidente du tribunal Caroline Viguier, lors de la lecture du jugement à l'encontre de l'ancien président et des 13 personnes qui ont comparu à ses côtés, toutes également déclarées coupables de complicité de financement illégal de campagne électorale. Le tribunal a prononcé des peines de 2 ans à 3 ans et demi de prison pour les coprévenus. "Ce n'était pas sa première campagne, il avait une expérience de candidat", a poursuivi la magistrate. Au final, le coût de la campagne était, selon l'accusation, d'au moins 42,8 millions, soit près du double du plafond légal à l'époque. En mars, Nicolas Sarkozy était devenu le premier ancien président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme - trois ans dont un ferme -, pour corruption et trafic d'influence, dans l'affaire dite "des écoutes". Il a fait appel suspendant donc de facto cette condamnation. Après cinq semaines d'audience en mai-juin dans le dossier Bygmalion, le parquet avait requis contre lui un an de prison, dont six mois avec sursis. (Belga)