Alors que l'année 2020 devait marquer une étape importante dans la protection du climat et de la biodiversité, la pandémie de Covid-19 a tout différé. Les grands rendez-vous diplomatiques ont été reportés d'un an et les mesures de précaution sanitaires ont privé les mouvements citoyens d'organiser des manifestations de masse, l'un de leurs moyens de pression privilégiés. L'année écoulée, a-t-elle été "perdue" dans la lutte contre les crises climatique et de la biodiversité? Pas forcément, à en croire les activistes et ONG.

L'arrivée du coronavirus en Belgique il y a un an a eu des conséquences tous azimuts et certaines sont assez étonnantes. Lorsque le premier confinement était déclaré, une ruée avait été constatée dans les supermarchés, certains consommateurs craignant des pénuries. L'objet de tous les désirs n'était autre que le papier toilette.

Le monde politique a connu face à la pandémie de covid-19 l'un de ses rares moments d'union politique en offrant en 2020 au gouvernement Wilmès une très large majorité pour lui octroyer des pouvoirs spéciaux. Il n'y eut pourtant jamais de grande unité nationale, les nationalistes flamands comme le PTB refusant d'accorder leur confiance à l'exécutif minoritaire dirigé par la libérale francophone.

Près d'un an après la déclaration de l'état de pandémie, qui a mené à des restrictions de liberté importantes dans un but sanitaire, les centres de planning familial font le point. Leur crainte d'une diminution des avortements ne semble pas s'être réalisée mais d'autres urgences, essentiellement psychologiques, font surface.

Ce n'est pas le moindre des paradoxes de cette crise du coronavirus. Malgré un choc économique sans précédent depuis des décennies, les Belges, d'un point de vue macroéconomique, se sont enrichis au cours de l'année écoulée. Et pas qu'un peu: de quelque 23 milliards d'euros, selon les calculs de la Banque nationale de Belgique.

La ligne "Écoute Violences Conjugales" a été confrontée, pendant la première vague de l'épidémie de coronavirus, à une très forte hausse des appels, indique à Belga Jean-Louis Simoens, coordinateur et responsable de la ligne d'écoute. Si depuis, le nombre d'appels a baissé - même s'il reste deux fois supérieur à la période pré-coronavirus- la détresse n'a pas disparu.