"Oui", répond sans ambages la majorité wallonne MR-cdH en pointant notamment le décret gouvernance et la réforme des gestionnaires de réseau de distribution d'électricité et de gaz.

"En partie et de toute façon pas assez vite et sans aller assez loin", répondent PS et Ecolo dans une allégorie du verre que l'on peut toujours voir à moitié vide ou à moitié plein, selon le point de vue que l'on choisit.

"Durant l'année écoulée, le parlement et le gouvernement wallons ont travaillé ensemble pour que toutes les recommandations reçoivent une réponse décrétale. Et tous ceux qui ont voulu y résister doivent désormais se conformer aux décisions qui ont été prises, y compris à Liège où le message - sur le plafonnement des rémunérations et sur la réforme des GRD, entre autres - a finalement été reçu. A l'heure actuelle, les règles sont appliquées par le management même si certains politiques locaux semblent encore n'avoir rien compris. Mais nous referons le point dans un an", souligne ainsi Dimitri Fourny, le chef de file du cdH au Parlement de Wallonie. "Aujourd'hui, tous les outils sont disponibles pour que le gouvernement et les actionnaires ne se laissent plus dicter leurs choix. On a fait le job d'un point de vue parlementaire" ajoute-t-il, qualifiant de "démagogiques" les critiques de l'opposition.

"C'est une posture purement politique et des accusations démagogiques qui ne grandissent pas le travail accompli. On n'aurait pas pu aller plus vite. Il fallait le temps de terminer les différents décrets et ensuite, certaines décisions stratégiques demandent des délais", poursuit Dimitri Fourny selon qui la majorité actuelle a avancé "sans tabou, sans contrainte et sans volonté de freiner".

"Nous avons mis en oeuvre ces recommandations en un temps record et en ce qui concerne mes compétences, je peux affirmer qu'elles ont été appliquées, tant en termes de séparation des métiers que de gouvernance avec le plafonnement des rémunérations qui s'applique à tous dans l'intérêt général. Le tout sans provoquer de tsunami", renchérit pour le MR Jean-Luc Crucke, le ministre wallon de l'Energie, porteur du décret GRD. "Nous avons pris nos responsabilités pour tout ce qui n'a pas été fait par le passé, par un parti qui était au pouvoir depuis des décennies et dont les critiques relèvent davantage de la frustration", juge-t-il encore.

Des propos et un enthousiasme qu'est loin de partager Stéphane Hazée, le chef de groupe Ecolo au parlement wallon. "Une série de réformes ont effectivement été adoptées mais parfois en reculant sur certains points qui avaient été repris dans les recommandations", regrette-t-il en dénonçant notamment "les nouvelles entourloupes en matière de plafond de rémunérations et les constructions à étages qui vont continuer à prospérer".

"Force est de constater une inertie sur certaines recommandations, dont celle sur la mise en place d'une commission d'éthique et de déontologie qui a été décidée en 2014 et qui est toujours au point mort, faute de candidats", déplore Stéphane Hazée d'après qui, par ailleurs, "rien n'a réellement changé au sein de Publifin, avec les mêmes qui continuent à faire la pluie et le beau temps". "Le gouvernement, qui a été proactif pendant quelques mois, laisse désormais faire alors qu'il dispose des outils juridiques pour agir. Visiblement, il existe des forces politiques qui ont envie que rien ne change et qui n'ont pas compris le message, préférant parier sur le temps pour que s'efface le scandale. Mais c'est un pari funeste face à l'écoeurement de la population", avertit encore le chef de file des verts avant d'ajouter: "il est décourageant de voir que l'on est repassé, en quelques mois, du 'plus jamais ça' à 'on a toujours fait comme ça'". "Mais nous allons continuer à taper sur le clou pour que toutes les recommandations soient appliquées car le rapport de la commission, ce n'était pas un menu dans lequel on pouvait choisir les mesures qui nous convenait", assure-t-il.

Enfin, du côté du PS, si on reconnaît qu'un "certain nombre de décisions ont été appliquées", on regrette "la lenteur du rythme adopté par rapport aux annonces qui avaient été faites". On pointe également "les failles" du décret gouvernance. "Nous les avons dénoncées, ces failles. Pas pour faire de la résistance mais pour plus de clarté et de fiabilité. Nous n'avons pas été entendus", explique Olga Zrihen. "J'ai un peu d'amertume et de regrets de voir que la logique de travail a si vite changé et que les priorités ont évolué. Tout ce qui a été annoncé à grand renfort de communication n'est plus aujourd'hui que murmuré alors que nous avions accompli un travail exemplaire et que nous avions tenté d'établir un modèle pour que le citoyen retrouve la confiance perdue", conclut-elle.

Belga

"Oui", répond sans ambages la majorité wallonne MR-cdH en pointant notamment le décret gouvernance et la réforme des gestionnaires de réseau de distribution d'électricité et de gaz. "En partie et de toute façon pas assez vite et sans aller assez loin", répondent PS et Ecolo dans une allégorie du verre que l'on peut toujours voir à moitié vide ou à moitié plein, selon le point de vue que l'on choisit. "Durant l'année écoulée, le parlement et le gouvernement wallons ont travaillé ensemble pour que toutes les recommandations reçoivent une réponse décrétale. Et tous ceux qui ont voulu y résister doivent désormais se conformer aux décisions qui ont été prises, y compris à Liège où le message - sur le plafonnement des rémunérations et sur la réforme des GRD, entre autres - a finalement été reçu. A l'heure actuelle, les règles sont appliquées par le management même si certains politiques locaux semblent encore n'avoir rien compris. Mais nous referons le point dans un an", souligne ainsi Dimitri Fourny, le chef de file du cdH au Parlement de Wallonie. "Aujourd'hui, tous les outils sont disponibles pour que le gouvernement et les actionnaires ne se laissent plus dicter leurs choix. On a fait le job d'un point de vue parlementaire" ajoute-t-il, qualifiant de "démagogiques" les critiques de l'opposition. "C'est une posture purement politique et des accusations démagogiques qui ne grandissent pas le travail accompli. On n'aurait pas pu aller plus vite. Il fallait le temps de terminer les différents décrets et ensuite, certaines décisions stratégiques demandent des délais", poursuit Dimitri Fourny selon qui la majorité actuelle a avancé "sans tabou, sans contrainte et sans volonté de freiner"."Nous avons mis en oeuvre ces recommandations en un temps record et en ce qui concerne mes compétences, je peux affirmer qu'elles ont été appliquées, tant en termes de séparation des métiers que de gouvernance avec le plafonnement des rémunérations qui s'applique à tous dans l'intérêt général. Le tout sans provoquer de tsunami", renchérit pour le MR Jean-Luc Crucke, le ministre wallon de l'Energie, porteur du décret GRD. "Nous avons pris nos responsabilités pour tout ce qui n'a pas été fait par le passé, par un parti qui était au pouvoir depuis des décennies et dont les critiques relèvent davantage de la frustration", juge-t-il encore. Des propos et un enthousiasme qu'est loin de partager Stéphane Hazée, le chef de groupe Ecolo au parlement wallon. "Une série de réformes ont effectivement été adoptées mais parfois en reculant sur certains points qui avaient été repris dans les recommandations", regrette-t-il en dénonçant notamment "les nouvelles entourloupes en matière de plafond de rémunérations et les constructions à étages qui vont continuer à prospérer". "Force est de constater une inertie sur certaines recommandations, dont celle sur la mise en place d'une commission d'éthique et de déontologie qui a été décidée en 2014 et qui est toujours au point mort, faute de candidats", déplore Stéphane Hazée d'après qui, par ailleurs, "rien n'a réellement changé au sein de Publifin, avec les mêmes qui continuent à faire la pluie et le beau temps". "Le gouvernement, qui a été proactif pendant quelques mois, laisse désormais faire alors qu'il dispose des outils juridiques pour agir. Visiblement, il existe des forces politiques qui ont envie que rien ne change et qui n'ont pas compris le message, préférant parier sur le temps pour que s'efface le scandale. Mais c'est un pari funeste face à l'écoeurement de la population", avertit encore le chef de file des verts avant d'ajouter: "il est décourageant de voir que l'on est repassé, en quelques mois, du 'plus jamais ça' à 'on a toujours fait comme ça'". "Mais nous allons continuer à taper sur le clou pour que toutes les recommandations soient appliquées car le rapport de la commission, ce n'était pas un menu dans lequel on pouvait choisir les mesures qui nous convenait", assure-t-il. Enfin, du côté du PS, si on reconnaît qu'un "certain nombre de décisions ont été appliquées", on regrette "la lenteur du rythme adopté par rapport aux annonces qui avaient été faites". On pointe également "les failles" du décret gouvernance. "Nous les avons dénoncées, ces failles. Pas pour faire de la résistance mais pour plus de clarté et de fiabilité. Nous n'avons pas été entendus", explique Olga Zrihen. "J'ai un peu d'amertume et de regrets de voir que la logique de travail a si vite changé et que les priorités ont évolué. Tout ce qui a été annoncé à grand renfort de communication n'est plus aujourd'hui que murmuré alors que nous avions accompli un travail exemplaire et que nous avions tenté d'établir un modèle pour que le citoyen retrouve la confiance perdue", conclut-elle. Belga