Aux nombreuses arrestations qui ont porté un sérieux coup au mouvement s'ajoutent les mesures prises pour lutter contre le nouveau coronavirus, qui interdisent tout rassemblement de plus de huit personnes, ainsi que l'imminence de l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale. L'an dernier, le 9 juin 2019, une foule immense était descendue dans les rues pour s'opposer à un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale. Cette journée avait donné le coup d'envoi de sept mois de manifestations quasi quotidiennes, souvent violentes, pour dénoncer les ingérences de Pékin dans les affaires de ce territoire, théoriquement semi-autonome jusqu'en 2047. Un an plus tard, les tensions politiques demeurent très fortes à Hong Kong, mais l'ampleur des manifestations est désormais limitée en raison notamment de l'importance des dispositifs policiers déployés. Bravant l'interdiction de manifester, plusieurs milliers de personnes sont néanmoins descendues mardi soir dans les rues de Central, coeur financier de la région semi-autonome, où ils ont scandé des slogans pro-démocratie. La police anti-émeute a été prompte à intervenir pour tenter de disperser les protestataires, procédant à de nouvelles arrestations. Dans la journée, les organisateurs de l'énorme manifestation du 9 juin 2019 avaient appelé l'exécutif à lever les restrictions de rassemblement dans un territoire qui ne compte quasiment plus aucun cas de contamination locale. Mais la cheffe de l'exécutif hongkongais, Carrie Lam, nommée par Pékin et profondément impopulaire, a de nouveau déclaré que les manifestations devaient s'arrêter. Les Hongkongais doivent prouver qu'ils sont des "citoyens raisonnables de la République populaire de Chine" s'ils veulent le maintien de leurs libertés et de leur autonomie, a averti Mme Lam. (Belga)

Aux nombreuses arrestations qui ont porté un sérieux coup au mouvement s'ajoutent les mesures prises pour lutter contre le nouveau coronavirus, qui interdisent tout rassemblement de plus de huit personnes, ainsi que l'imminence de l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale. L'an dernier, le 9 juin 2019, une foule immense était descendue dans les rues pour s'opposer à un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale. Cette journée avait donné le coup d'envoi de sept mois de manifestations quasi quotidiennes, souvent violentes, pour dénoncer les ingérences de Pékin dans les affaires de ce territoire, théoriquement semi-autonome jusqu'en 2047. Un an plus tard, les tensions politiques demeurent très fortes à Hong Kong, mais l'ampleur des manifestations est désormais limitée en raison notamment de l'importance des dispositifs policiers déployés. Bravant l'interdiction de manifester, plusieurs milliers de personnes sont néanmoins descendues mardi soir dans les rues de Central, coeur financier de la région semi-autonome, où ils ont scandé des slogans pro-démocratie. La police anti-émeute a été prompte à intervenir pour tenter de disperser les protestataires, procédant à de nouvelles arrestations. Dans la journée, les organisateurs de l'énorme manifestation du 9 juin 2019 avaient appelé l'exécutif à lever les restrictions de rassemblement dans un territoire qui ne compte quasiment plus aucun cas de contamination locale. Mais la cheffe de l'exécutif hongkongais, Carrie Lam, nommée par Pékin et profondément impopulaire, a de nouveau déclaré que les manifestations devaient s'arrêter. Les Hongkongais doivent prouver qu'ils sont des "citoyens raisonnables de la République populaire de Chine" s'ils veulent le maintien de leurs libertés et de leur autonomie, a averti Mme Lam. (Belga)