En 2004, Matthias Storme a été obligé de quitter la direction de la N-VA après avoir déclaré au Morgen que la condamnation pour racisme du Vlaams Blok l'obligeait presque moralement à voter pour l'extrême droite. Le dossier contre le Vlaams Blok avait été constitué par le même Centre pour l'Égalité des Chances (à présent le Centre interfédéral pour l'Égalité des Chances).

Dix ans plus tard, l'avocat gantois, qui estime qu'interdire la discrimination constitue une atteinte à la démocratie, est réhabilité par la N-VA qui lui offre un siège dans l'organisme auquel il s'est toujours vivement opposé.

D'après Joachim Pohlmann, le porte-parole de la N-VA, le but n'est pas de provoquer. "Un conseil d'administration de détermine pas le fonctionnement quotidien ou les objectifs liés au contenu. C'est la tâche du management" explique-t-il.

Interrogé par De Morgen, Bart Van Malderen, le chef de groupe sp.a au parlement flamand, n'est pas convaincu par les propos du porte-parole du parti nationaliste flamand. Il évoque une "stratégie de pourrissement" et s'interroge également sur la nomination de l'ancien parlementaire LDD Boudewijn Bouckaert comme suppléant. "Bouckaert estimait qu'il fallait supprimer le centre. Il trouvait que c'était une forme de police de la pensée".

L'année dernière, André Gantman, le chef de groupe N-VA à Anvers, avait lui aussi prôné la suppression du Centre pour l'Égalité des Chances dont il estimait que les résultats étaient "minimes".