Roman Abramovitch avait poursuivi devant la Haute Cour de Londres la journaliste d'investigation Catherine Belton et l'éditeur HarperCollins pour le livre "Putin's People" ("Les hommes de Poutine"), sorti en 2020 et dans lequel il est affirmé que le président russe a supervisé un vaste exode d'argent sale pour étendre l'influence de son pays à l'étranger. Le mois dernier, un magistrat de la Haute Cour a jugé diffamatoires des accusations à l'égard de M. Abramovitch, ouvrant la possibilité d'un très coûteux procès. "Nous sommes ravis qu'HarperCollins et l'auteur aient présenté leurs excuses à M. Abramovich et aient accepté d'amender le livre, en retirant plusieurs fausses affirmations à son propos", a déclaré un porte-parole de M. Abramovitch dans un communiqué du club. Le géant russe du pétrole Rosneft avait également saisi la justice et le juge n'avait qualifié qu'un seul passage le concernant de diffamatoire. Des associations comme Reporters sans frontières avaient critiqué cette procédure, y voyant une volonté de bâillonner les critiques. Catherine Belton, une ancienne journaliste du Financial Times à Moscou qui travaille à présent pour l'agence de presse Reuters s'est dite "heureuse" dans un communiqué de la conclusion d'un accord. Elle a dit avoir été "bombardée de procédures judiciaires de toutes parts", dans ce qui s'apparentait à une "guerre d'usure". Chelsea a de son côté souligné qu'il s'agissait d'une demande "bien fondée" ne cherchant pas à avoir un effet punitif. Le club a expliqué qu'il avait demandé à l'éditeur de faire un don à des associations en lieu et place de dommages et intérêts. HarperCollins a souligné avoir "à présent amendé l'ouvrage (...) avec plus de précisions et (pour y) ajouter des commentaires supplémentaires de la part du porte-parole de M. Abramovich". L'éditeur a en outre souligné qu'aucune des poursuites n'avait donné lieu à des dommages et intérêts et a salué "l'expertise, la ténacité et le courage" de la journaliste. Les passages modifiés totalisent 1.700 mots, selon Chelsea, notamment les "fausses affirmations" à propos de l'achat du club par M. Abramovich. Dans le livre, l'ancien associé de Vladimir Poutine Sergueï Pougatchev assure que cet achat s'est fait à l'instigation du président russe pour accroître l'influence russe. L'éditeur souligne qu'il a maintenant clarifié qu'il n'y avait "aucune preuve, au-delà des déclarations des personnes elles-mêmes", soutenant cette thèse. (Belga)

Roman Abramovitch avait poursuivi devant la Haute Cour de Londres la journaliste d'investigation Catherine Belton et l'éditeur HarperCollins pour le livre "Putin's People" ("Les hommes de Poutine"), sorti en 2020 et dans lequel il est affirmé que le président russe a supervisé un vaste exode d'argent sale pour étendre l'influence de son pays à l'étranger. Le mois dernier, un magistrat de la Haute Cour a jugé diffamatoires des accusations à l'égard de M. Abramovitch, ouvrant la possibilité d'un très coûteux procès. "Nous sommes ravis qu'HarperCollins et l'auteur aient présenté leurs excuses à M. Abramovich et aient accepté d'amender le livre, en retirant plusieurs fausses affirmations à son propos", a déclaré un porte-parole de M. Abramovitch dans un communiqué du club. Le géant russe du pétrole Rosneft avait également saisi la justice et le juge n'avait qualifié qu'un seul passage le concernant de diffamatoire. Des associations comme Reporters sans frontières avaient critiqué cette procédure, y voyant une volonté de bâillonner les critiques. Catherine Belton, une ancienne journaliste du Financial Times à Moscou qui travaille à présent pour l'agence de presse Reuters s'est dite "heureuse" dans un communiqué de la conclusion d'un accord. Elle a dit avoir été "bombardée de procédures judiciaires de toutes parts", dans ce qui s'apparentait à une "guerre d'usure". Chelsea a de son côté souligné qu'il s'agissait d'une demande "bien fondée" ne cherchant pas à avoir un effet punitif. Le club a expliqué qu'il avait demandé à l'éditeur de faire un don à des associations en lieu et place de dommages et intérêts. HarperCollins a souligné avoir "à présent amendé l'ouvrage (...) avec plus de précisions et (pour y) ajouter des commentaires supplémentaires de la part du porte-parole de M. Abramovich". L'éditeur a en outre souligné qu'aucune des poursuites n'avait donné lieu à des dommages et intérêts et a salué "l'expertise, la ténacité et le courage" de la journaliste. Les passages modifiés totalisent 1.700 mots, selon Chelsea, notamment les "fausses affirmations" à propos de l'achat du club par M. Abramovich. Dans le livre, l'ancien associé de Vladimir Poutine Sergueï Pougatchev assure que cet achat s'est fait à l'instigation du président russe pour accroître l'influence russe. L'éditeur souligne qu'il a maintenant clarifié qu'il n'y avait "aucune preuve, au-delà des déclarations des personnes elles-mêmes", soutenant cette thèse. (Belga)