Il s'agit d'une femme âgée, d'un adolescent et d'une jeune femme enceinte: "ils sont libres!", a écrit le vice-ministre ukrainien de l'Intérieur, Anton Guerachtchenko, sur Facebook. En raison de cette prise d'otages, le centre de Loutsk, une cité d'environ 200.000 habitants située à 400 kilomètres à l'ouest de la capitale Kiev, a été fermé à la circulation et la population priée de rester chez elle. Un important cordon de sécurité a été déployés autour du véhicule. Les services ukrainiens de sécurité ukrainiens (SBU) ont ouvert d'une enquête pour "'attentat". Le preneur d'otages, un ancien prisonnier, a ouvert le feu sur un drone qui survolait le minibus et jeté dans la rue un paquet explosif, a déclaré Anton Guerachtchenko. Plus tôt, "deux coups de feu ont été tirés en direction des forces de l'ordre" et l'homme avait jeté une grenade du bus qui "heureusement n'a pas explosé", selon la police ukrainienne. Des images diffusées par des médias locaux ont montré un minibus bleu et blanc à l'arrêt, deux de ses vitres endommagées et les rideaux des passagers fermés. Des policiers lourdement armés ont été déployés à proximité, ainsi qu'un véhicule blindé. Le preneur d'otages assure également avoir dissimulé "dans un autre endroit un engin explosif qui pourrait être déclenché à distance", selon le parquet général ukrainien. Sur Facebook, M. Guerachtchenko a annoncé que l'homme avait appelé la police en se présentant comme Maxime Plokhoï, un pseudonyme pouvant être traduit par "mauvais Maxime". Plus tard dans la journée, M. Guerachtchenko a affirmé que le suspect s'appelait Maxime Krivoch, un citoyen ukrainien de 44 ans originaire de la région russe d'Orenbourg déjà condamné à deux reprises pour des crimes graves, notamment pour "banditisme", "fraudes" et détention illégale d'armes. Il a passé près de 10 ans en prison en Ukraine, selon le vice-ministre. "Nous espérons tout régler par la négociation", a raconté M. Guerachtchenko à l'AFP, en soulignant que la situation était "tendue". Selon lui, l'homme refusait que les otages reçoivent de la nourriture ou des boissons et qu'il ne les laissait pas utiliser les toilettes. Un porte-parole des forces de l'ordre ukrainiennes a ensuite affirmé que la police avait pu remettre de l'eau aux otages. Des messages postés sur les réseaux sociaux sous le nom de "Maxime Plokhoï" indiquent qu'il est armé, notamment d'explosifs, et qu'il se dit "contre le système" et réclame que les personnalités les plus importantes du pays, à commencer par le président, postent des messages sur les réseaux sociaux pour se ternir. Le ministère ukrainien de l'Intérieur a déclaré que ces comptes appartenaient sans doute au preneur d'otages. L'un d'eux, sur Twitter, a ensuite été désactivé. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que "tout était fait" pour régler la situation sans faire de victimes. Le ministre de l'Intérieur est quant à lui parti d'urgence pour Loutsk. L'Ukraine, une ancienne république soviétique, fait face à la prolifération d'armes détenues illégalement, un problème exacerbé depuis le déclenchement en 2014 d'une guerre contre des séparatistes prorusses dans l'est de son territoire. En 2017, la police avait libéré 11 otages détenus par un homme armé dans un bureau de poste de la ville de Kharkiv. (Belga)

Il s'agit d'une femme âgée, d'un adolescent et d'une jeune femme enceinte: "ils sont libres!", a écrit le vice-ministre ukrainien de l'Intérieur, Anton Guerachtchenko, sur Facebook. En raison de cette prise d'otages, le centre de Loutsk, une cité d'environ 200.000 habitants située à 400 kilomètres à l'ouest de la capitale Kiev, a été fermé à la circulation et la population priée de rester chez elle. Un important cordon de sécurité a été déployés autour du véhicule. Les services ukrainiens de sécurité ukrainiens (SBU) ont ouvert d'une enquête pour "'attentat". Le preneur d'otages, un ancien prisonnier, a ouvert le feu sur un drone qui survolait le minibus et jeté dans la rue un paquet explosif, a déclaré Anton Guerachtchenko. Plus tôt, "deux coups de feu ont été tirés en direction des forces de l'ordre" et l'homme avait jeté une grenade du bus qui "heureusement n'a pas explosé", selon la police ukrainienne. Des images diffusées par des médias locaux ont montré un minibus bleu et blanc à l'arrêt, deux de ses vitres endommagées et les rideaux des passagers fermés. Des policiers lourdement armés ont été déployés à proximité, ainsi qu'un véhicule blindé. Le preneur d'otages assure également avoir dissimulé "dans un autre endroit un engin explosif qui pourrait être déclenché à distance", selon le parquet général ukrainien. Sur Facebook, M. Guerachtchenko a annoncé que l'homme avait appelé la police en se présentant comme Maxime Plokhoï, un pseudonyme pouvant être traduit par "mauvais Maxime". Plus tard dans la journée, M. Guerachtchenko a affirmé que le suspect s'appelait Maxime Krivoch, un citoyen ukrainien de 44 ans originaire de la région russe d'Orenbourg déjà condamné à deux reprises pour des crimes graves, notamment pour "banditisme", "fraudes" et détention illégale d'armes. Il a passé près de 10 ans en prison en Ukraine, selon le vice-ministre. "Nous espérons tout régler par la négociation", a raconté M. Guerachtchenko à l'AFP, en soulignant que la situation était "tendue". Selon lui, l'homme refusait que les otages reçoivent de la nourriture ou des boissons et qu'il ne les laissait pas utiliser les toilettes. Un porte-parole des forces de l'ordre ukrainiennes a ensuite affirmé que la police avait pu remettre de l'eau aux otages. Des messages postés sur les réseaux sociaux sous le nom de "Maxime Plokhoï" indiquent qu'il est armé, notamment d'explosifs, et qu'il se dit "contre le système" et réclame que les personnalités les plus importantes du pays, à commencer par le président, postent des messages sur les réseaux sociaux pour se ternir. Le ministère ukrainien de l'Intérieur a déclaré que ces comptes appartenaient sans doute au preneur d'otages. L'un d'eux, sur Twitter, a ensuite été désactivé. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que "tout était fait" pour régler la situation sans faire de victimes. Le ministre de l'Intérieur est quant à lui parti d'urgence pour Loutsk. L'Ukraine, une ancienne république soviétique, fait face à la prolifération d'armes détenues illégalement, un problème exacerbé depuis le déclenchement en 2014 d'une guerre contre des séparatistes prorusses dans l'est de son territoire. En 2017, la police avait libéré 11 otages détenus par un homme armé dans un bureau de poste de la ville de Kharkiv. (Belga)