Les deux délégations sont emmenées par la secrétaire d'Etat américaine adjointe Wendy Sherman et le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov qui s'étaient retrouvés dès dimanche soir pour une discussion informelle. Ces pourparlers sont organisés dans le cadre du dialogue de suivi établi lors du sommet entre les présidents Joe Biden et Vladimir Poutine en juin dernier, déjà à Genève. Après deux séries de discussions entre Mme Sherman et M. Riabkov en quelques mois, cette session extraordinaire a lieu alors que les Occidentaux reprochent à Moscou d'avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière orientale de l'Ukraine. Et que Washington est inquiet de l'aide russe pour réprimer les manifestations au Kazakhstan où des milliers de personnes ont été arrêtées. Depuis de nombreuses années, la Russie souhaite clarifier la situation sécuritaire dans l'est de l'Europe. Dans des propositions de traités, elle demande désormais des garanties que l'OTAN ne s'élargira pas à l'Ukraine, malgré les demandes répétées de ce pays, et que les forces de l'Alliance atlantique dans son voisinage soient réduites. Ces derniers jours, le ton est monté entre Washington et Moscou. La discussion est "compliquée", a affirmé dimanche soir M. Riabkov à l'agence russe Interfax. Auparavant, il avait affirmé que son pays ne souhaitait pas une confrontation mais qu'il ne ferait aucune "concession" sur ses revendications. Il y a quelques jours, le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a estimé la menace d'un conflit ouvert en Ukraine bien "réelle". Le secrétaire américain Antony Blinken a lui affirmé qu'une "solution diplomatique est encore possible, et préférable". Mais Washington se dit prêt à répondre à une agression russe sur le sol ukrainien. Washington n'a pas caché que certaines des requêtes russes étaient inacceptables. Et d'affirmer encore que les Etats-Unis ne peuvent décider que l'Ukraine renonce à rejoindre l'OTAN à la place de son gouvernement. Ce pays est toujours confronté à des affrontements dans l'est entre les forces armées et les séparatistes pro-russes. Les pourparlers de Genève seront suivis d'une séquence sur toute la semaine entre Occidentaux et Moscou. Un conseil OTAN-Russie, le premier en plus de deux ans, doit avoir lieu mercredi à Bruxelles, avant une réunion dans le cadre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) jeudi à Vienne. Mme Sherman a affirmé clairement que rien ne serait discuté à Genève qui puisse engager les alliés et partenaires des Etats-Unis. (Belga)

Les deux délégations sont emmenées par la secrétaire d'Etat américaine adjointe Wendy Sherman et le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov qui s'étaient retrouvés dès dimanche soir pour une discussion informelle. Ces pourparlers sont organisés dans le cadre du dialogue de suivi établi lors du sommet entre les présidents Joe Biden et Vladimir Poutine en juin dernier, déjà à Genève. Après deux séries de discussions entre Mme Sherman et M. Riabkov en quelques mois, cette session extraordinaire a lieu alors que les Occidentaux reprochent à Moscou d'avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière orientale de l'Ukraine. Et que Washington est inquiet de l'aide russe pour réprimer les manifestations au Kazakhstan où des milliers de personnes ont été arrêtées. Depuis de nombreuses années, la Russie souhaite clarifier la situation sécuritaire dans l'est de l'Europe. Dans des propositions de traités, elle demande désormais des garanties que l'OTAN ne s'élargira pas à l'Ukraine, malgré les demandes répétées de ce pays, et que les forces de l'Alliance atlantique dans son voisinage soient réduites. Ces derniers jours, le ton est monté entre Washington et Moscou. La discussion est "compliquée", a affirmé dimanche soir M. Riabkov à l'agence russe Interfax. Auparavant, il avait affirmé que son pays ne souhaitait pas une confrontation mais qu'il ne ferait aucune "concession" sur ses revendications. Il y a quelques jours, le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a estimé la menace d'un conflit ouvert en Ukraine bien "réelle". Le secrétaire américain Antony Blinken a lui affirmé qu'une "solution diplomatique est encore possible, et préférable". Mais Washington se dit prêt à répondre à une agression russe sur le sol ukrainien. Washington n'a pas caché que certaines des requêtes russes étaient inacceptables. Et d'affirmer encore que les Etats-Unis ne peuvent décider que l'Ukraine renonce à rejoindre l'OTAN à la place de son gouvernement. Ce pays est toujours confronté à des affrontements dans l'est entre les forces armées et les séparatistes pro-russes. Les pourparlers de Genève seront suivis d'une séquence sur toute la semaine entre Occidentaux et Moscou. Un conseil OTAN-Russie, le premier en plus de deux ans, doit avoir lieu mercredi à Bruxelles, avant une réunion dans le cadre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) jeudi à Vienne. Mme Sherman a affirmé clairement que rien ne serait discuté à Genève qui puisse engager les alliés et partenaires des Etats-Unis. (Belga)