Le retrait est "une décision du gouvernement polonais" et sera effectif "au plus tard dans trois ans", a indiqué le colonel Vicente Dalmau. Le ministère polonais de la Défense a confirmé mardi soir dans un communiqué que la Pologne "réduira son engagement dans la perspective de 3-4 ans" tout en soulignant "qu'il n'était pas vrai que la Pologne se retirait de l'Eurocorps", dont elle est membre associé, selon un communiqué publié mardi soir. Le contingent polonais compte 120 militaire basés à Strasbourg. Le ministère polonais a également confirmé revenir sur la décision de son précédent gouvernement libéral de rejoindre les cinq pays membres de l'Eurocorps en début d'année pour devenir une nation cadre. La décision est due, entre autres, "à une augmentation de charges pour les forces armées découlant de la mise en oeuvre des décisions prises lors des sommets de l'Otan de Newport et de Varsovie, dont le renforcement du flanc oriental de l'Otan", a précisé le ministère, selon qui le processus s'achèvera en 2021. "La réduction de notre engagement dans l'Eurocorps n'aura pas d'effets négatifs sur le rôle polonais dans la politique de sécurité et de défense commune européenne", a souligné le ministère. Selon les experts, la décision de l'actuel gouvernement conservateur eurosceptique risque d'avoir des effets négatifs sur la place de la Pologne sur la scène européenne. "Si les soldats polonais partent d'ici trois ans, cela voudrait dire que nous restons membre de l'Eurocorps sur papier uniquement", a déclaré à l'AFP le général Stanislaw Koziej, ancien du bureau de sécurité nationale auprès de la présidence, "On réduit notre engagement, ce qui est mauvais". "Avec de telles décisions, la Pologne risque la marginalisation dans l'Union européenne", a déclaré à l'AFP un diplomate européen sous le couvert de l'anonymat. Selon l'ancien ministre de la Défense Tomasz Siemoniak, si la décision se confirmait, "elle frapperait la coopération européenne en matière de défense et nos relations avec la France et l'Allemagne", a-t-il déclaré à l'AFP. Créé en 1992, l'Eurocorps est un corps d'armée unique en son genre regroupant un millier de militaires issus de cinq pays membres, dits "nations-cadres" (France, Allemagne, Espagne, Belgique et Luxembourg) et plusieurs nations associées (Grèce, Turquie, Italie, Roumanie, ainsi que la Pologne depuis 2009). Ce corps, dont la mission est de diriger et coordonner des opérations multinationales de grande ampleur, peut commander jusqu'à 60.000 militaires des forces terrestres. Il est installé à Strasbourg, ville symbole de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne. (Belga)

Le retrait est "une décision du gouvernement polonais" et sera effectif "au plus tard dans trois ans", a indiqué le colonel Vicente Dalmau. Le ministère polonais de la Défense a confirmé mardi soir dans un communiqué que la Pologne "réduira son engagement dans la perspective de 3-4 ans" tout en soulignant "qu'il n'était pas vrai que la Pologne se retirait de l'Eurocorps", dont elle est membre associé, selon un communiqué publié mardi soir. Le contingent polonais compte 120 militaire basés à Strasbourg. Le ministère polonais a également confirmé revenir sur la décision de son précédent gouvernement libéral de rejoindre les cinq pays membres de l'Eurocorps en début d'année pour devenir une nation cadre. La décision est due, entre autres, "à une augmentation de charges pour les forces armées découlant de la mise en oeuvre des décisions prises lors des sommets de l'Otan de Newport et de Varsovie, dont le renforcement du flanc oriental de l'Otan", a précisé le ministère, selon qui le processus s'achèvera en 2021. "La réduction de notre engagement dans l'Eurocorps n'aura pas d'effets négatifs sur le rôle polonais dans la politique de sécurité et de défense commune européenne", a souligné le ministère. Selon les experts, la décision de l'actuel gouvernement conservateur eurosceptique risque d'avoir des effets négatifs sur la place de la Pologne sur la scène européenne. "Si les soldats polonais partent d'ici trois ans, cela voudrait dire que nous restons membre de l'Eurocorps sur papier uniquement", a déclaré à l'AFP le général Stanislaw Koziej, ancien du bureau de sécurité nationale auprès de la présidence, "On réduit notre engagement, ce qui est mauvais". "Avec de telles décisions, la Pologne risque la marginalisation dans l'Union européenne", a déclaré à l'AFP un diplomate européen sous le couvert de l'anonymat. Selon l'ancien ministre de la Défense Tomasz Siemoniak, si la décision se confirmait, "elle frapperait la coopération européenne en matière de défense et nos relations avec la France et l'Allemagne", a-t-il déclaré à l'AFP. Créé en 1992, l'Eurocorps est un corps d'armée unique en son genre regroupant un millier de militaires issus de cinq pays membres, dits "nations-cadres" (France, Allemagne, Espagne, Belgique et Luxembourg) et plusieurs nations associées (Grèce, Turquie, Italie, Roumanie, ainsi que la Pologne depuis 2009). Ce corps, dont la mission est de diriger et coordonner des opérations multinationales de grande ampleur, peut commander jusqu'à 60.000 militaires des forces terrestres. Il est installé à Strasbourg, ville symbole de la réconciliation franco-allemande et de la construction européenne. (Belga)