Cette aide immédiate va servir à améliorer les conditions de vie dans les refuges des régions sinistrées du pays, lesquels accueillaient mercredi encore 4.400 personnes environ, a précisé l'agence de presse Kyodo. Ces fonds représentent une infime fraction d'une réserve spéciale de 500 milliards de yens (près de 4,5 milliards d'euros) dont l'État nippon dispose pour gérer les situations de désastres. Le gouvernement a laissé entendre que des aides supplémentaires plus importantes pourraient être allouées une fois décrété l'état de catastrophe naturelle, une procédure légale qui nécessite un peu de temps. Tokyo a aussi décidé d'accélérer la distribution de subventions déjà prévues à quelque 300 communes affectées par le typhon. Des entreprises privées, à l'instar du géant de l'électronique Sony, le groupe d'habillement Fast Retailing (Uniqlo) ou encore la maison de commerce Marubeni, ont également annoncé des dons, financiers ou matériels (vêtements notamment). Les recherches de survivants se poursuivaient alors qu'une douzaine de personnes étaient toujours portées disparues plus de trois jours après le passage de ce très violent cyclone tropical qui a sévi dans le centre, l'est et le nord-est du pays. Plus que le vent, ce sont les précipitations qui ont été cette fois la cause des principaux dégâts: les berges de 55 cours d'eau se sont effondrées à plus de 80 endroits, l'eau inondant des quartiers entiers de villes et villages à proximité. L'eau est montée parfois à plusieurs mètres, noyant jusqu'au premier étage de maisons souvent construites en bois. Parmi les provinces les plus meurtries se trouvent Fukushima et Miyagi, deux régions du nord-est victimes du gigantesque tsunami et de l'accident nucléaire de 2011, dont elles ne se sont pas encore pleinement remises. Mercredi matin on dénombrait en outre encore 10.000 foyers privés d'électricité et 110.000 sans eau courante. Plus de vingt typhons naissent chaque année en Asie, la moitié environ affectant à des degrés divers l'archipel japonais. Hagibis a cependant été l'un des plus violents et des plus meurtriers à toucher le pays ces dernières décennies. (Belga)