"Je désapprouve le tweet et je condamne ce type de communication. Je recommande de tourner 7 fois son pouce avant de tweeter et indique au nom du gouvernement que nous soutenons et respectons le travail humanitaire", a-t-il déclaré en réponse à plusieurs questions à la Chambre.

Dans une série d'échange de tweets au picrate mardi, M. Francken (N-VA) avait invité l'organisation humanitaire à quitter la mer Méditerranée, l'accusant de contribuer à la traite des êtres humains, d'encourager l'immigration illégale et d'y causer "indirectement plus de morts". En fin de journée, le premier ministre l'a rappelé à l'ordre en l'enjoignant à faire preuve de plus de "nuance" dans sa communication.

Cette mise au point n'a pas apaisé l'opposition qui dénonce des propos indignes face au drame des réfugiés et offensants pour ceux qui tentent de les sauver de la mort. "Ce n'est pas un problème de communication mais un problème de fond, d'idéologie", a affirmé la députée Julie Fernandez (PS). Dans le même esprit, Ecolo a vu dans ce nouvel incident impliquant M. Francken le signe d'un vice originel de la coalition suédoise qui a fait monter la N-VA au pouvoir à l'échelon fédéral. "Vous avez dû créer un monstre pour participer à cette coalition, un monstre qui agite les instincts les plus sombres de notre société. Aujourd'hui, ce montre vous échappe", a lancé Benoît Hellings, comparant le premier ministre au "docteur Frankenstein".

Le PTB a jugé l'attitude du premier ministre très timorée alors qu'il traitait, mardi également, le député Raoul Hedebouw de populiste. "S'il y a des populistes ici, c'est à la N-VA, dans votre gouvernement", a répondu ce dernier.

Les échanges ont eu lieu dans un climat électrique. Le chef de groupe écologiste Kristof Calvo a invité le président de la Chambre à requérir la présence de M. Francken séance tenante afin qu'il écoute la réponse du premier ministre mais M. Bracke s'y est refusé, invoquant les arrangements conclus entre les groupes politiques. L'assemblée est finalement passée au vote et la demande a été rejetée par 42 voix contre 35. Dans la majorité, l'Open Vld s'est abstenu. Le chef de groupe Patrick Dewael a fustigé la façon de faire des écologistes expliquant qu'un ministre était requis au parlement pour s'expliquer et non pour se taire. M. Hedebouw a préféré envoyer directement un tweet à M. Francken, habituellement prolifique sur les réseaux sociaux. Un peu avant 17h, il n'y avait toujours aucune réponse.

"Je désapprouve le tweet et je condamne ce type de communication. Je recommande de tourner 7 fois son pouce avant de tweeter et indique au nom du gouvernement que nous soutenons et respectons le travail humanitaire", a-t-il déclaré en réponse à plusieurs questions à la Chambre.Dans une série d'échange de tweets au picrate mardi, M. Francken (N-VA) avait invité l'organisation humanitaire à quitter la mer Méditerranée, l'accusant de contribuer à la traite des êtres humains, d'encourager l'immigration illégale et d'y causer "indirectement plus de morts". En fin de journée, le premier ministre l'a rappelé à l'ordre en l'enjoignant à faire preuve de plus de "nuance" dans sa communication.Cette mise au point n'a pas apaisé l'opposition qui dénonce des propos indignes face au drame des réfugiés et offensants pour ceux qui tentent de les sauver de la mort. "Ce n'est pas un problème de communication mais un problème de fond, d'idéologie", a affirmé la députée Julie Fernandez (PS). Dans le même esprit, Ecolo a vu dans ce nouvel incident impliquant M. Francken le signe d'un vice originel de la coalition suédoise qui a fait monter la N-VA au pouvoir à l'échelon fédéral. "Vous avez dû créer un monstre pour participer à cette coalition, un monstre qui agite les instincts les plus sombres de notre société. Aujourd'hui, ce montre vous échappe", a lancé Benoît Hellings, comparant le premier ministre au "docteur Frankenstein".Le PTB a jugé l'attitude du premier ministre très timorée alors qu'il traitait, mardi également, le député Raoul Hedebouw de populiste. "S'il y a des populistes ici, c'est à la N-VA, dans votre gouvernement", a répondu ce dernier.Les échanges ont eu lieu dans un climat électrique. Le chef de groupe écologiste Kristof Calvo a invité le président de la Chambre à requérir la présence de M. Francken séance tenante afin qu'il écoute la réponse du premier ministre mais M. Bracke s'y est refusé, invoquant les arrangements conclus entre les groupes politiques. L'assemblée est finalement passée au vote et la demande a été rejetée par 42 voix contre 35. Dans la majorité, l'Open Vld s'est abstenu. Le chef de groupe Patrick Dewael a fustigé la façon de faire des écologistes expliquant qu'un ministre était requis au parlement pour s'expliquer et non pour se taire. M. Hedebouw a préféré envoyer directement un tweet à M. Francken, habituellement prolifique sur les réseaux sociaux. Un peu avant 17h, il n'y avait toujours aucune réponse.