Nuriye Gülmen, qui était détenue à l'hôpital du complexe pénitentiaire de Sincan, près d'Ankara, a été "emmenée de force aux soins intensifs (...) vers deux heures du matin", selon un de ses proches. Mme Gülmen est l'une des plus de 140.000 personnes limogées par des décrets-lois émis dans le cadre de l'état d'urgence instauré après le putsch avorté du 15 juillet 2016, imputé à la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis. Pour protester, elle a entamé une grève de la faim le 9 mars avec Semih Özakça, un instituteur limogé de la même manière, mais tous deux ont été incarcérés fin mai, accusés d'appartenance à un groupuscule d'extrême gauche, le DHKP-C, classé comme "terroriste" par Ankara. Au terme d'une première audience le 14 septembre, le tribunal a prononcé le maintien en détention des deux enseignants. Le procès doit reprendre jeudi. "Nuriye (Gülmen) n'accepte pas ces soins et poursuit sa grève de la faim", affirme Esra Özakça, épouse de M. Özakça, qui estime que l'objectif de son déplacement est "d'empêcher (Nuriye) d'assister à son procès". Selon Mme Özakça, elle-même en grève de la faim depuis l'incarcération de son époux, il n'y a pas eu d'évolution récente dans l'état de santé de Mme Gülmen qui justifie un placement en soins intensifs. Mme Gülmen a perdu 18 kilos depuis le début de sa grève de la faim, et Semih Özakça en a perdu 33. "Si la situation de Nuriye est si grave qu'il faut la placer en soins intensifs, pourquoi la maintenez-vous en détention ? ", s'est interrogé mardi sur Twitter le Bureau des droits du peuple (HHB), un cabinet d'avocats. Plus de 50.000 personnes ont été arrêtées en Turquie lors de purges lancées après le putsch manqué. (Belga)

Nuriye Gülmen, qui était détenue à l'hôpital du complexe pénitentiaire de Sincan, près d'Ankara, a été "emmenée de force aux soins intensifs (...) vers deux heures du matin", selon un de ses proches. Mme Gülmen est l'une des plus de 140.000 personnes limogées par des décrets-lois émis dans le cadre de l'état d'urgence instauré après le putsch avorté du 15 juillet 2016, imputé à la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis. Pour protester, elle a entamé une grève de la faim le 9 mars avec Semih Özakça, un instituteur limogé de la même manière, mais tous deux ont été incarcérés fin mai, accusés d'appartenance à un groupuscule d'extrême gauche, le DHKP-C, classé comme "terroriste" par Ankara. Au terme d'une première audience le 14 septembre, le tribunal a prononcé le maintien en détention des deux enseignants. Le procès doit reprendre jeudi. "Nuriye (Gülmen) n'accepte pas ces soins et poursuit sa grève de la faim", affirme Esra Özakça, épouse de M. Özakça, qui estime que l'objectif de son déplacement est "d'empêcher (Nuriye) d'assister à son procès". Selon Mme Özakça, elle-même en grève de la faim depuis l'incarcération de son époux, il n'y a pas eu d'évolution récente dans l'état de santé de Mme Gülmen qui justifie un placement en soins intensifs. Mme Gülmen a perdu 18 kilos depuis le début de sa grève de la faim, et Semih Özakça en a perdu 33. "Si la situation de Nuriye est si grave qu'il faut la placer en soins intensifs, pourquoi la maintenez-vous en détention ? ", s'est interrogé mardi sur Twitter le Bureau des droits du peuple (HHB), un cabinet d'avocats. Plus de 50.000 personnes ont été arrêtées en Turquie lors de purges lancées après le putsch manqué. (Belga)