Nuriye Gülmen, une universitaire, et Semih Özakça, un enseignant, font partie des plus de 140.000 personnes limogées par des décrets-lois émis dans le cadre de l'état d'urgence instauré à la suite du putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé à la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen. Avant l'ouverture du procès, des policiers ont repoussé à coups de matraque les nombreuses personnes essayant de pénétrer dans la salle d'audience, dont certaines ont lancé des bouteilles d'eau sur les agents. Après des mois de manifestations quotidiennes dans le centre-ville d'Ankara, Mme Gülmen et M. Ozakça ont entamé en mars une grève de la faim pour contester leur limogeage, avant d'être incarcérés fin mai sous l'accusation d'appartenance à un groupuscule d'extrême gauche, le DHKP-C, classé "terroriste" en Turquie, mais aussi par l'Union européenne et les Etats-Unis. Les proches de Mme Gülmen et M. Özakça ont exprimé leur inquiétude quant à l'état de santé des deux détenus qui se nourrissent exclusivement d'eau sucrée et salée, de tisanes et de vitamine B1 depuis le début de leur grève de la faim. "Ses jambes, son cou et ses épaules lui font mal. Elle a des problèmes de rythme cardiaque. Elle ne peut pas marcher. Elle est sensible à la lumière", a détaillé au quotidien Hürriyet mercredi la soeur de Nuriye Gülmen, Beyza. L'épouse de Semih Özakça, Esra Özakça, également limogée, a entamé une grève de la faim après l'arrestation de son mari et a été assignée à résidence mi-juillet. Des manifestations, rapidement dispersées par la police, ont lieu quotidiennement dans le centre-ville d'Ankara en soutien aux deux enseignants. Au moins 15 avocats impliqués dans la défense de Mme Gülmen et M. Özakça ont eux-mêmes été arrêtés pour liens avec des "activités terroristes" mardi. (Belga)

Nuriye Gülmen, une universitaire, et Semih Özakça, un enseignant, font partie des plus de 140.000 personnes limogées par des décrets-lois émis dans le cadre de l'état d'urgence instauré à la suite du putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé à la confrérie du prédicateur Fethullah Gülen. Avant l'ouverture du procès, des policiers ont repoussé à coups de matraque les nombreuses personnes essayant de pénétrer dans la salle d'audience, dont certaines ont lancé des bouteilles d'eau sur les agents. Après des mois de manifestations quotidiennes dans le centre-ville d'Ankara, Mme Gülmen et M. Ozakça ont entamé en mars une grève de la faim pour contester leur limogeage, avant d'être incarcérés fin mai sous l'accusation d'appartenance à un groupuscule d'extrême gauche, le DHKP-C, classé "terroriste" en Turquie, mais aussi par l'Union européenne et les Etats-Unis. Les proches de Mme Gülmen et M. Özakça ont exprimé leur inquiétude quant à l'état de santé des deux détenus qui se nourrissent exclusivement d'eau sucrée et salée, de tisanes et de vitamine B1 depuis le début de leur grève de la faim. "Ses jambes, son cou et ses épaules lui font mal. Elle a des problèmes de rythme cardiaque. Elle ne peut pas marcher. Elle est sensible à la lumière", a détaillé au quotidien Hürriyet mercredi la soeur de Nuriye Gülmen, Beyza. L'épouse de Semih Özakça, Esra Özakça, également limogée, a entamé une grève de la faim après l'arrestation de son mari et a été assignée à résidence mi-juillet. Des manifestations, rapidement dispersées par la police, ont lieu quotidiennement dans le centre-ville d'Ankara en soutien aux deux enseignants. Au moins 15 avocats impliqués dans la défense de Mme Gülmen et M. Özakça ont eux-mêmes été arrêtés pour liens avec des "activités terroristes" mardi. (Belga)