"A compter d'aujourd'hui, je quitte la tête de la municipalité d'Istanbul, je démissionne", a déclaré M. Topbas, 72 ans, lors d'un point presse dans la mégalopole turque, sans expliquer son geste. Il avait pris la tête de la ville en 2004, puis avait été réélu en 2009 et 2013 sous les couleurs du parti au pouvoir, l'AKP. Son soudain départ survient alors que le conseil municipal d'Istanbul, dominé par l'AKP, a récemment donné son feu vert à cinq projets de développement urbain auxquels M. Topbas était pourtant opposé. De plus, M. Erdogan a plusieurs fois répété ces derniers mois qu'il souhaitait renouveler les rangs de son parti en vue des élections législatives et présidentielle en novembre 2019, précédées d'un scrutin municipal à valeur de test en mars de la même année. Or, la victoire du non à Istanbul et Ankara lors d'un référendum en avril dernier sur une réforme constitutionnelle élargissant les pouvoirs de M. Erdogan a inquiété les dirigeants turcs, même si le oui l'a emporté à l'échelle nationale. Avant cet épisode, l'étoile de M. Topbas avait déjà pâli avec l'arrestation de son gendre, Ömer Faruk Kavurmaci, accusé d'être lié à la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué en juillet 2016. M. Topbas n'a pas indiqué qui lui succéderait à la tête de la mairie d'Istanbul, l'un des postes les plus en vue en Turquie en raison du poids économique, démographique et culturel de l'ancienne capitale de l'Empire ottoman. C'est d'ailleurs à Istanbul que M. Erdogan a fait ses débuts sur la scène politique nationale turque, en devenant le maire de la ville de 1994 à 1998. M. Topbas, un architecte de formation, était alors l'un de ses conseillers. Rendant hommage à la "vision" de M. Erdogan, M. Topbas a déclaré vendredi qu'il avait "toujours considéré ce poste (de maire d'Istanbul) comme une chose qui (lui) était provisoirement confiée". (Belga)

"A compter d'aujourd'hui, je quitte la tête de la municipalité d'Istanbul, je démissionne", a déclaré M. Topbas, 72 ans, lors d'un point presse dans la mégalopole turque, sans expliquer son geste. Il avait pris la tête de la ville en 2004, puis avait été réélu en 2009 et 2013 sous les couleurs du parti au pouvoir, l'AKP. Son soudain départ survient alors que le conseil municipal d'Istanbul, dominé par l'AKP, a récemment donné son feu vert à cinq projets de développement urbain auxquels M. Topbas était pourtant opposé. De plus, M. Erdogan a plusieurs fois répété ces derniers mois qu'il souhaitait renouveler les rangs de son parti en vue des élections législatives et présidentielle en novembre 2019, précédées d'un scrutin municipal à valeur de test en mars de la même année. Or, la victoire du non à Istanbul et Ankara lors d'un référendum en avril dernier sur une réforme constitutionnelle élargissant les pouvoirs de M. Erdogan a inquiété les dirigeants turcs, même si le oui l'a emporté à l'échelle nationale. Avant cet épisode, l'étoile de M. Topbas avait déjà pâli avec l'arrestation de son gendre, Ömer Faruk Kavurmaci, accusé d'être lié à la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué en juillet 2016. M. Topbas n'a pas indiqué qui lui succéderait à la tête de la mairie d'Istanbul, l'un des postes les plus en vue en Turquie en raison du poids économique, démographique et culturel de l'ancienne capitale de l'Empire ottoman. C'est d'ailleurs à Istanbul que M. Erdogan a fait ses débuts sur la scène politique nationale turque, en devenant le maire de la ville de 1994 à 1998. M. Topbas, un architecte de formation, était alors l'un de ses conseillers. Rendant hommage à la "vision" de M. Erdogan, M. Topbas a déclaré vendredi qu'il avait "toujours considéré ce poste (de maire d'Istanbul) comme une chose qui (lui) était provisoirement confiée". (Belga)