Cette décision survient quelques heures après l'annonce par le Parlement turc de la déchéance de son mandat de députée de Figen Yüksekdag, qui codirige avec M. Demirtas le Parti démocratique des peuples (HDP). Incarcéré depuis le mois de novembre, M. Demirtas a été condamné pour "dénigrement de la nation turque, de l'Etat et des institutions de la République de Turquie" par un tribunal de Dogubeyazit (sud-est), a détaillé Anadolu. Le charismatique chef de file du HDP est visé par des dizaines de procédures judiciaires et risque notamment 142 ans de prison dans le cadre d'un procès où il est accusé de "diriger une organisation terroriste" et de faire de la "propagande terroriste". Les autorités turques accusent le HDP d'être la vitrine politique des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée "terroriste" par Ankara, Washington et Bruxelles. Mme Yüksekdag a été déchue de son mandat d'élue de la Grande assemblée nationale de Turquie en raison de la validation par la Cour de cassation d'une condamnation pour "propagande terroriste", a indiqué mardi la coprésidente du Parlement Ayse Nur Bahçekapili. Le deuxième parti d'opposition de Turquie a été durement frappé par les purges qui ont suivi le putsch manqué en juillet, suscitant l'inquiétude des pays européens et d'ONG qui accusent le président Recep Tayyip Erdogan de vouloir étouffer toute voix d'opposition. Le HDP a été décapité par l'arrestation de ses deux coprésidents et d'une dizaine de cadres en novembre dernier. L'un des rares poids lourds du HDP encore en liberté, Idris Baluken, a été placé en détention mardi, ont rapporté les médias turcs. Ces développements surviennent à quelques semaines d'un référendum sur une révision constitutionnelle qui renforcerait les pouvoirs de M. Erdogan, un projet auquel est farouchement opposé le HDP. Le HDP a indiqué lundi avoir saisi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour protester contre l'arrestation de ses dirigeants. (Belga)

Cette décision survient quelques heures après l'annonce par le Parlement turc de la déchéance de son mandat de députée de Figen Yüksekdag, qui codirige avec M. Demirtas le Parti démocratique des peuples (HDP). Incarcéré depuis le mois de novembre, M. Demirtas a été condamné pour "dénigrement de la nation turque, de l'Etat et des institutions de la République de Turquie" par un tribunal de Dogubeyazit (sud-est), a détaillé Anadolu. Le charismatique chef de file du HDP est visé par des dizaines de procédures judiciaires et risque notamment 142 ans de prison dans le cadre d'un procès où il est accusé de "diriger une organisation terroriste" et de faire de la "propagande terroriste". Les autorités turques accusent le HDP d'être la vitrine politique des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée "terroriste" par Ankara, Washington et Bruxelles. Mme Yüksekdag a été déchue de son mandat d'élue de la Grande assemblée nationale de Turquie en raison de la validation par la Cour de cassation d'une condamnation pour "propagande terroriste", a indiqué mardi la coprésidente du Parlement Ayse Nur Bahçekapili. Le deuxième parti d'opposition de Turquie a été durement frappé par les purges qui ont suivi le putsch manqué en juillet, suscitant l'inquiétude des pays européens et d'ONG qui accusent le président Recep Tayyip Erdogan de vouloir étouffer toute voix d'opposition. Le HDP a été décapité par l'arrestation de ses deux coprésidents et d'une dizaine de cadres en novembre dernier. L'un des rares poids lourds du HDP encore en liberté, Idris Baluken, a été placé en détention mardi, ont rapporté les médias turcs. Ces développements surviennent à quelques semaines d'un référendum sur une révision constitutionnelle qui renforcerait les pouvoirs de M. Erdogan, un projet auquel est farouchement opposé le HDP. Le HDP a indiqué lundi avoir saisi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour protester contre l'arrestation de ses dirigeants. (Belga)