"Que les juges italiens s'occupent de la mafia et non de mon fils", a lancé le président turc lors d'une interview mardi matin à la télévision italienne. Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a répliqué d'un tweet lapidaire dans l'après-midi: "Dans ce pays, les juges suivent la loi et la Constitution italienne, pas le président turc. Cela s'appelle +l'Etat de droit+". Bilal Erdogan, le fils aîné du président islamo-conservateur, fait l'objet d'une enquête ouverte en février par le parquet de Bologne à la suite d'une plainte déposée par un entrepreneur turc. Cet entrepreneur, un opposant en exil, assure que Bilal a fui en Italie "avec une grosse somme d'argent" et une équipe de gardes du corps armés qui ont utilisé des passeports diplomatiques. Bilal, qui s'était rendu à Bologne pour achever un doctorat, est l'un des principaux suspects dans un gros scandale de corruption révélé en décembre 2013, pour lequel toutes les enquêtes ont été classées. "Mon fils devrait retourner à Bologne pour terminer son doctorat" mais risque d'être arrêté, a encore déclaré M. Erdogan à la télévision italienne. "Dans cette ville, ils m'appellent dictateur et ils manifestent pour le PKK. Pourquoi personne n'intervient ? C'est ça l'Etat de droit ? Son affaire pourrait compromettre nos relations avec l'Italie", a-t-il ajouté. M. Erdogan fait l'objet de vives critiques pour son entreprise de répression tous azimuts après un putsch manqué il y a deux semaines. (Belga)

"Que les juges italiens s'occupent de la mafia et non de mon fils", a lancé le président turc lors d'une interview mardi matin à la télévision italienne. Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a répliqué d'un tweet lapidaire dans l'après-midi: "Dans ce pays, les juges suivent la loi et la Constitution italienne, pas le président turc. Cela s'appelle +l'Etat de droit+". Bilal Erdogan, le fils aîné du président islamo-conservateur, fait l'objet d'une enquête ouverte en février par le parquet de Bologne à la suite d'une plainte déposée par un entrepreneur turc. Cet entrepreneur, un opposant en exil, assure que Bilal a fui en Italie "avec une grosse somme d'argent" et une équipe de gardes du corps armés qui ont utilisé des passeports diplomatiques. Bilal, qui s'était rendu à Bologne pour achever un doctorat, est l'un des principaux suspects dans un gros scandale de corruption révélé en décembre 2013, pour lequel toutes les enquêtes ont été classées. "Mon fils devrait retourner à Bologne pour terminer son doctorat" mais risque d'être arrêté, a encore déclaré M. Erdogan à la télévision italienne. "Dans cette ville, ils m'appellent dictateur et ils manifestent pour le PKK. Pourquoi personne n'intervient ? C'est ça l'Etat de droit ? Son affaire pourrait compromettre nos relations avec l'Italie", a-t-il ajouté. M. Erdogan fait l'objet de vives critiques pour son entreprise de répression tous azimuts après un putsch manqué il y a deux semaines. (Belga)