Accusés d'activités "terroristes", les maires HDP (Parti démocratique des peuples) de Diyarbakir, Adnan Selçuk Mizrakli, de Mardin, Ahmet Türk, et de Van, Bedia Özgökçe Ertan, ont été démis de leurs fonctions dans la nuit de dimanche à lundi. Ces destitutions avaient provoqué des manifestations mercredi dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie. M. Erdogan, cité par Anadolu, a accusé les trois maires d'être "au service de terroristes au lieu de servir la population", ajoutant: "nous les chasserons". Ankara a nommé des gouverneurs dans les trois villes pour prendre en charge les administrations municipales. Le président Erdogan accuse régulièrement le HDP d'être lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux. Mais le parti affirme être visé en raison de son opposition virulente au gouvernement. Les trois maires avaient été autorisés par les autorités à se présenter aux élections municipales du 31 mars. Ils avaient remporté le scrutin respectivement avec 63%, 56% et 54% des voix. (Belga)