L'homme, âgé de 35 ans, est décédé dans la nuit de lundi à mardi à Aguereb, une ville de la région de Sfax qui connait ces dernières semaines des mouvements de protestations contre le problème de déchets envahissant les rues et les trottoirs, et menaçant la santé des habitants. "Abderrazek Lacheheb a été transféré à l'hôpital d'Aguereb pour asphyxie", a affirmé à l'AFP un responsable de l'établissement. "Il est arrivé vivant mais après des tirs massifs du lacrymogène devant l'hôpital (pour disperser un groupe de manifestants), il est mort (...). C'est la police qui l'a tué", a pour sa part déclaré son cousin Houcine Lacheheb. Selon un correspondant de l'AFP sur place, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui lançaient des pierres en leur direction. Le Forum tunisien pour défendre les droits économiques et sociaux (FTDES) a pour sa part indiqué dans un communiqué que la ville d'Aguereb "a connu une violente intervention sécuritaire lundi soir pour forcer la réouverture de la décharge de Qena". "L'usage massif du gaz lacrymogène a causé la mort d'Abderrazek Lacheheb", a souligné cette ONG qui suit de près les mouvements sociaux en Tunisie. Le ministère de l'Intérieur a démenti dans un communiqué que l'homme ait été blessé par des tirs de lacrymogène, affirmant qu'il avait été hospitalisé pour un problème de santé sans rapport avec les incidents. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des habitants fuyant des tirs de lacrymogène devant l'hôpital d'Aguereb alors que des proches d'Abderrazek Lacheheb manifestent leur colère, après sa mort. Sous la pression de la population, la principale décharge de la région de Sfax, située à Aguereb, a été fermée fin septembre. Les municipalités de la région ont refusé par la suite de collecter les déchets, estimant que l'Etat n'a pas trouvé des solutions concrètes au problème posé par la gestion des ordures. Lors d'une réunion lundi du président Kais Saied avec la Première ministre Najla Bouden et le ministre de l'Intérieur Taoufik Charfeddine, il a souligné l'urgence de résoudre le problème des déchets à Sfax. (Belga)

L'homme, âgé de 35 ans, est décédé dans la nuit de lundi à mardi à Aguereb, une ville de la région de Sfax qui connait ces dernières semaines des mouvements de protestations contre le problème de déchets envahissant les rues et les trottoirs, et menaçant la santé des habitants. "Abderrazek Lacheheb a été transféré à l'hôpital d'Aguereb pour asphyxie", a affirmé à l'AFP un responsable de l'établissement. "Il est arrivé vivant mais après des tirs massifs du lacrymogène devant l'hôpital (pour disperser un groupe de manifestants), il est mort (...). C'est la police qui l'a tué", a pour sa part déclaré son cousin Houcine Lacheheb. Selon un correspondant de l'AFP sur place, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui lançaient des pierres en leur direction. Le Forum tunisien pour défendre les droits économiques et sociaux (FTDES) a pour sa part indiqué dans un communiqué que la ville d'Aguereb "a connu une violente intervention sécuritaire lundi soir pour forcer la réouverture de la décharge de Qena". "L'usage massif du gaz lacrymogène a causé la mort d'Abderrazek Lacheheb", a souligné cette ONG qui suit de près les mouvements sociaux en Tunisie. Le ministère de l'Intérieur a démenti dans un communiqué que l'homme ait été blessé par des tirs de lacrymogène, affirmant qu'il avait été hospitalisé pour un problème de santé sans rapport avec les incidents. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des habitants fuyant des tirs de lacrymogène devant l'hôpital d'Aguereb alors que des proches d'Abderrazek Lacheheb manifestent leur colère, après sa mort. Sous la pression de la population, la principale décharge de la région de Sfax, située à Aguereb, a été fermée fin septembre. Les municipalités de la région ont refusé par la suite de collecter les déchets, estimant que l'Etat n'a pas trouvé des solutions concrètes au problème posé par la gestion des ordures. Lors d'une réunion lundi du président Kais Saied avec la Première ministre Najla Bouden et le ministre de l'Intérieur Taoufik Charfeddine, il a souligné l'urgence de résoudre le problème des déchets à Sfax. (Belga)