Les enquêteurs s'intéressaient plus particulièrement à Christiaan Bonkoffsky depuis le mois de février 2017. Il était alors apparu lors d'une émission télévisée que David Van de Steen, l'une des victimes des tueurs du Brabant, avait été contacté par une personne l'ayant renseigné au sujet de l'ancien gendarme. Ce dernier aurait confié à son frère, sur son lit de mort en 2015, qu'il faisait partie de la bande des tueurs du Brabant. L'homme appartenait au début des années '80 au Groupe Diane, l'unité d'élite de la gendarmerie.

D'après une source judiciaire interrogée par Het Laatste Nieuws, "il est peu probable qu'il y ait un jour des preuves suffisantes que Christiaan Bonkoffsky était le Géant des tueurs du Brabant". Les enquêteurs sont "sûrs à 99%" qu'il ne faisait pas partie de la bande, ajoute une autre source, citée par le quotidien flamand.

Me Vermassen exige de la clarté sur les raisons qui ont conduit à l'abandon de cette piste. "Si l'on est certain à 99% que cet homme n'est pas lié aux tueurs du Brabant, pour quelle raison sa famille affirme qu'il est passé aux aveux sur son lit de mort? Il s'agirait d'une plaisanterie de bien mauvais goût. Je ne peux pas croire qu'elle mente".

"J'ai perdu foi en la justice", réagit de son côté David Van de Steen, qui a perdu ses parents et sa soeur lors de l'attaque du Delhaize d'Alost, le 9 novembre 1985. "Personne ne veut se mouiller dans ce dossier. C'est tellement complexe. Je suis conscient qu'il est très difficile de prouver les choses, mais l'homme (Bonkoffsky) a également été reconnu par d'autres, y compris dans les couloirs de la gendarmerie."

Les victimes et leurs proches n'ont pas encore reçu d'information, affirme David Van de Steen. "On ne tient pas vraiment compte de nous, et cela a toujours été le cas. "Aucun crédit n'est accordé aux déclarations des gens."

Le parquet fédéral ne fait pour l'instant aucun commentaire sur l'enquête. "C'est une piste qui est étudiée", indique son porte-parole, Eric Van Der Sypt, au sujet de la piste Bonkoffsky. Tout comme celle de la gendarmerie.

"Depuis 30 ans, on nous dit: 'cela fait l'objet d'une enquête'", ajoute David Van De Steen. "Mais la piste (de la gendarmerie, ndlr) a commencé à être réfutée quand on a repêché des coffres de la gendarmerie et d'autres objets et la banquette arrière d'une Golf. La justice a rapidement infirmé tout lien avec les tueurs, et je trouve cela étrange. Je ne peux qu'en conclure que tout ce qui peut constituer une preuve disparaît ou est dissimulé."

Les enquêteurs s'intéressaient plus particulièrement à Christiaan Bonkoffsky depuis le mois de février 2017. Il était alors apparu lors d'une émission télévisée que David Van de Steen, l'une des victimes des tueurs du Brabant, avait été contacté par une personne l'ayant renseigné au sujet de l'ancien gendarme. Ce dernier aurait confié à son frère, sur son lit de mort en 2015, qu'il faisait partie de la bande des tueurs du Brabant. L'homme appartenait au début des années '80 au Groupe Diane, l'unité d'élite de la gendarmerie. D'après une source judiciaire interrogée par Het Laatste Nieuws, "il est peu probable qu'il y ait un jour des preuves suffisantes que Christiaan Bonkoffsky était le Géant des tueurs du Brabant". Les enquêteurs sont "sûrs à 99%" qu'il ne faisait pas partie de la bande, ajoute une autre source, citée par le quotidien flamand. Me Vermassen exige de la clarté sur les raisons qui ont conduit à l'abandon de cette piste. "Si l'on est certain à 99% que cet homme n'est pas lié aux tueurs du Brabant, pour quelle raison sa famille affirme qu'il est passé aux aveux sur son lit de mort? Il s'agirait d'une plaisanterie de bien mauvais goût. Je ne peux pas croire qu'elle mente". "J'ai perdu foi en la justice", réagit de son côté David Van de Steen, qui a perdu ses parents et sa soeur lors de l'attaque du Delhaize d'Alost, le 9 novembre 1985. "Personne ne veut se mouiller dans ce dossier. C'est tellement complexe. Je suis conscient qu'il est très difficile de prouver les choses, mais l'homme (Bonkoffsky) a également été reconnu par d'autres, y compris dans les couloirs de la gendarmerie." Les victimes et leurs proches n'ont pas encore reçu d'information, affirme David Van de Steen. "On ne tient pas vraiment compte de nous, et cela a toujours été le cas. "Aucun crédit n'est accordé aux déclarations des gens." Le parquet fédéral ne fait pour l'instant aucun commentaire sur l'enquête. "C'est une piste qui est étudiée", indique son porte-parole, Eric Van Der Sypt, au sujet de la piste Bonkoffsky. Tout comme celle de la gendarmerie. "Depuis 30 ans, on nous dit: 'cela fait l'objet d'une enquête'", ajoute David Van De Steen. "Mais la piste (de la gendarmerie, ndlr) a commencé à être réfutée quand on a repêché des coffres de la gendarmerie et d'autres objets et la banquette arrière d'une Golf. La justice a rapidement infirmé tout lien avec les tueurs, et je trouve cela étrange. Je ne peux qu'en conclure que tout ce qui peut constituer une preuve disparaît ou est dissimulé."