Philippe V, 62 ans, qui est à présent pensionné, avait été privé de liberté mardi. Il a été entendu jeudi par la juge d'instruction de Charleroi Martine Michel, qui a décidé de le placer sous mandat d'arrêt.

Philippe V. a été inculpé pour avoir, en tant que membre des services de police, sciemment et volontairement, retenu des informations présentant un intérêt pour l'exécution de l'action publique et pour participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des délits, précise le parquet fédéral, qui ne souhaite pas divulguer d'autres informations à ce sujet.

Selon plusieurs médias, l'arrestation est à mettre dans le contexte de la découverte d'armes ayant servi aux tueries le 6 novembre 1986 à Ronquières (Hainaut). Dans les années 80, Philippe V. était membre de la cellule d'enquête Delta, sous la direction du juge d'instruction de Termonde Freddy Troch.

Ce jour-là, des sacs ont été découverts dans le canal Bruxelles-Charleroi à Ronquières avec des preuves reliant les armes découvertes aux tueries du Brabant. Un gilet pare-balles, une arme à feu volée à un policier et des munitions ont ainsi été extraites des eaux. Les recherches avaient été effectuées par la cellule Delta. Précédemment, d'autres enquêteurs avaient déjà procédé sans succès à des fouilles similaires au même endroit. L'examen des preuves, demandé en 2009 par le juge d'instruction, a montré que les objets trouvés, encore en bon état, venaient d'être jetés à l'eau peu de temps avant leur découverte. Les enquêteurs ont d'abord suggéré que les pièces retrouvées par la cellule Delta "n'étaient pas dans l'eau depuis plus d'un mois avant leur découverte", suivant ainsi le rapport d'expert de l'INCC (Institut National de Criminalistique et de Criminologie). L'année dernière, le procureur fédéral a précisé que les sacs étaient "dans l'eau moins de 24 ou 48 heures" avant leur découverte. La deuxième commission d'enquête à propos des tueries du Brabant avait déjà établi que la manière dont la deuxième plongée à Ronquières s'était déroulée n'était pas claire.

V. a toujours affirmé que cette fouille avait été réalisée dans le cadre d'un travail policier classique. En 1997, il avait ainsi déclaré devant le Parlement avoir examiné un certain nombre de déclarations évoquant l'amateurisme de la première fouille. "Un indic aurait alors précisé à V. où il avait jeté les armes", a écrit De Standaard mercredi. Si cet informateur existe réellement, la cellule d'enquête souhaite l'identifier et rapidement l'interroger, ajoute le quotidien flamand. V. a à nouveau été interrogé en 2013 sur les manipulations possibles de l'enquête.

Selon l'avocat de Philippe V., l'informateur en question n'existe pas. "Son arrestation ne signifie pas qu'il a effectivement manipulé l'enquête", estime jeudi Me Walter Damen. "Nous sommes occupés à examiner un certain nombre de choses, et je m'attends à ce que l'on obtienne vite des résultats. J'espère que ce mandat d'arrêt pourra être rapidement levé. Les 48 heures (de garde à vue) étaient juste trop courtes pour pouvoir tout vérifier."

Le suspect comparaîtra probablement mardi devant la chambre du conseil, qui décidera de l'éventuelle prolongation de son mandat d'arrêt.

Après deux commissions d'enquête et trois décennies de recherches, les auteurs de cette vague de braquages et d'assassinats commis entre 1982 et 1985, qui ont fait 28 morts, dont des enfants, n'ont toujours pas été identifiés. L'intention des tueurs du Brabant n'a jamais été déterminée non plus.

Philippe V, 62 ans, qui est à présent pensionné, avait été privé de liberté mardi. Il a été entendu jeudi par la juge d'instruction de Charleroi Martine Michel, qui a décidé de le placer sous mandat d'arrêt. Philippe V. a été inculpé pour avoir, en tant que membre des services de police, sciemment et volontairement, retenu des informations présentant un intérêt pour l'exécution de l'action publique et pour participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des délits, précise le parquet fédéral, qui ne souhaite pas divulguer d'autres informations à ce sujet. Selon plusieurs médias, l'arrestation est à mettre dans le contexte de la découverte d'armes ayant servi aux tueries le 6 novembre 1986 à Ronquières (Hainaut). Dans les années 80, Philippe V. était membre de la cellule d'enquête Delta, sous la direction du juge d'instruction de Termonde Freddy Troch. Ce jour-là, des sacs ont été découverts dans le canal Bruxelles-Charleroi à Ronquières avec des preuves reliant les armes découvertes aux tueries du Brabant. Un gilet pare-balles, une arme à feu volée à un policier et des munitions ont ainsi été extraites des eaux. Les recherches avaient été effectuées par la cellule Delta. Précédemment, d'autres enquêteurs avaient déjà procédé sans succès à des fouilles similaires au même endroit. L'examen des preuves, demandé en 2009 par le juge d'instruction, a montré que les objets trouvés, encore en bon état, venaient d'être jetés à l'eau peu de temps avant leur découverte. Les enquêteurs ont d'abord suggéré que les pièces retrouvées par la cellule Delta "n'étaient pas dans l'eau depuis plus d'un mois avant leur découverte", suivant ainsi le rapport d'expert de l'INCC (Institut National de Criminalistique et de Criminologie). L'année dernière, le procureur fédéral a précisé que les sacs étaient "dans l'eau moins de 24 ou 48 heures" avant leur découverte. La deuxième commission d'enquête à propos des tueries du Brabant avait déjà établi que la manière dont la deuxième plongée à Ronquières s'était déroulée n'était pas claire. V. a toujours affirmé que cette fouille avait été réalisée dans le cadre d'un travail policier classique. En 1997, il avait ainsi déclaré devant le Parlement avoir examiné un certain nombre de déclarations évoquant l'amateurisme de la première fouille. "Un indic aurait alors précisé à V. où il avait jeté les armes", a écrit De Standaard mercredi. Si cet informateur existe réellement, la cellule d'enquête souhaite l'identifier et rapidement l'interroger, ajoute le quotidien flamand. V. a à nouveau été interrogé en 2013 sur les manipulations possibles de l'enquête. Selon l'avocat de Philippe V., l'informateur en question n'existe pas. "Son arrestation ne signifie pas qu'il a effectivement manipulé l'enquête", estime jeudi Me Walter Damen. "Nous sommes occupés à examiner un certain nombre de choses, et je m'attends à ce que l'on obtienne vite des résultats. J'espère que ce mandat d'arrêt pourra être rapidement levé. Les 48 heures (de garde à vue) étaient juste trop courtes pour pouvoir tout vérifier." Le suspect comparaîtra probablement mardi devant la chambre du conseil, qui décidera de l'éventuelle prolongation de son mandat d'arrêt. Après deux commissions d'enquête et trois décennies de recherches, les auteurs de cette vague de braquages et d'assassinats commis entre 1982 et 1985, qui ont fait 28 morts, dont des enfants, n'ont toujours pas été identifiés. L'intention des tueurs du Brabant n'a jamais été déterminée non plus.