"Si vous comptez les votes légaux, je gagne facilement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de nous voler l'élection", a-t-il lancé depuis la salle de presse de la Maison Blanche, dans une tirade souvent confuse, truffée d'approximations et de contre-vérités sur le décompte en cours. Plus de deux jours après l'élection, le 45e président apparaît isolé au sein de son propre parti dans sa croisade contre un "vol" du scrutin dont il serait la victime. "Nous n'avons entendu parler d'aucune preuve", a réagi sur ABC Chris Christie, ancien gouverneur du New Jersey et allié du président, mettant en garde contre le risque d'attiser les tensions sans éléments tangibles. De son côté, le candidat démocrate Joe Biden s'est dit certain de sa victoire imminente. "Je demande à tout le monde de rester calme. Le processus fonctionne, le décompte s'achève et nous saurons très bientôt", a-t-il déclaré depuis le Delaware. "Nous n'avons aucun doute sur le fait que lorsque le dépouillement sera terminé (...) nous serons déclarés vainqueurs". Les Etats-Unis, qui attendent de connaître le nom du président qui prêtera serment le 20 janvier, ont les yeux rivés sur la Pennsylvanie, qui pourrait mettre fin au suspense. Si Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, remporte cet Etat industriel, il deviendra le 46e président américain. Les 20 grand électeurs de cet Etat lui permettraient en effet de franchir le seuil "magique" de 270 - la majorité du collège électoral - qui le propulserait à la Maison Blanche et ferait de Donald Trump le président d'un seul mandat. L'avance initiale de Donald Trump au soir de l'élection dans cet Etat continuait de fondre au fur et à mesure que les bulletins envoyés par courrier - à 80% en faveur de Joe Biden - étaient comptés. Vendredi matin, le milliardaire républicain ne menait plus que de 18.229 voix d'avance en Pennsylvanie. Dans l'Etat de Géorgie, suivant la même tendance, l'écart s'est resserré et les deux candidats sont désormais dans un mouchoir de poche. M. Trump devançait de seulement 665 voix M. Biden, une marge si serrée qu'elle allait vraisemblablement retarder l'annonce d'un vainqueur dans cet Etat. A l'inverse de la Pennsylvanie et de la Géorgie, Donald Trump bénéficie directement, dans l'Arizona, de la prolongation du dépouillement. Il était en train de rattraper Joe Biden, risquant de faire perdre au démocrate les 11 grands électeurs qu'AP et Fox News avaient attribués à Joe Biden dès la nuit électorale de mardi, sur la base de résultats partiels et de modèles statistiques, une méthode habituellement très sûre. (Belga)

"Si vous comptez les votes légaux, je gagne facilement. Si vous comptez les votes illégaux, ils peuvent essayer de nous voler l'élection", a-t-il lancé depuis la salle de presse de la Maison Blanche, dans une tirade souvent confuse, truffée d'approximations et de contre-vérités sur le décompte en cours. Plus de deux jours après l'élection, le 45e président apparaît isolé au sein de son propre parti dans sa croisade contre un "vol" du scrutin dont il serait la victime. "Nous n'avons entendu parler d'aucune preuve", a réagi sur ABC Chris Christie, ancien gouverneur du New Jersey et allié du président, mettant en garde contre le risque d'attiser les tensions sans éléments tangibles. De son côté, le candidat démocrate Joe Biden s'est dit certain de sa victoire imminente. "Je demande à tout le monde de rester calme. Le processus fonctionne, le décompte s'achève et nous saurons très bientôt", a-t-il déclaré depuis le Delaware. "Nous n'avons aucun doute sur le fait que lorsque le dépouillement sera terminé (...) nous serons déclarés vainqueurs". Les Etats-Unis, qui attendent de connaître le nom du président qui prêtera serment le 20 janvier, ont les yeux rivés sur la Pennsylvanie, qui pourrait mettre fin au suspense. Si Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, remporte cet Etat industriel, il deviendra le 46e président américain. Les 20 grand électeurs de cet Etat lui permettraient en effet de franchir le seuil "magique" de 270 - la majorité du collège électoral - qui le propulserait à la Maison Blanche et ferait de Donald Trump le président d'un seul mandat. L'avance initiale de Donald Trump au soir de l'élection dans cet Etat continuait de fondre au fur et à mesure que les bulletins envoyés par courrier - à 80% en faveur de Joe Biden - étaient comptés. Vendredi matin, le milliardaire républicain ne menait plus que de 18.229 voix d'avance en Pennsylvanie. Dans l'Etat de Géorgie, suivant la même tendance, l'écart s'est resserré et les deux candidats sont désormais dans un mouchoir de poche. M. Trump devançait de seulement 665 voix M. Biden, une marge si serrée qu'elle allait vraisemblablement retarder l'annonce d'un vainqueur dans cet Etat. A l'inverse de la Pennsylvanie et de la Géorgie, Donald Trump bénéficie directement, dans l'Arizona, de la prolongation du dépouillement. Il était en train de rattraper Joe Biden, risquant de faire perdre au démocrate les 11 grands électeurs qu'AP et Fox News avaient attribués à Joe Biden dès la nuit électorale de mardi, sur la base de résultats partiels et de modèles statistiques, une méthode habituellement très sûre. (Belga)