"Je pense que ça va arriver", a-t-il déclaré, à propos de l'idée de renforcer les vérifications d'antécédents judiciaires et psychiatriques des acheteurs d'armes à feu, juste avant de partir pour des congés dans son golf de Bedminster dans le New Jersey, Le locataire de la Maison Blanche avait déjà, sur Twitter, mentionné des discussions au Congrès sur des "vérifications judicieuses d'antécédents" des acheteurs. Il avait également exhorté, une nouvelle fois, à tenir les armes hors de portée des "personnes malades mentalement et dérangées". Mais voulant rassurer la NRA, le puissant lobby pro-armes, hostile au durcissement des lois, M. Trump a rappelé son soutien sans faille au droit des Américains à détenir des armes. "Je suis le plus grand défenseur du Deuxième amendement qu'il puisse y avoir", avait tonné Donald Trump, en référence au droit constitutionnel - sujet à interprétation - de détenir une arme. Au Congrès, la pression monte sur le leader de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, pour organiser un vote sur deux propositions de loi adoptées en février par la Chambre des représentants, à majorité démocrate. Ces textes prévoient d'étendre les contrôles des antécédents des acheteurs à l'ensemble des transactions. De son côté la sénatrice Elizabeth Warren, candidate démocrate pour déloger Donald Trump de la Maison Blanche en 2020, a exhorté les hypermarchés Walmart, "l'un des plus importants vendeurs d'armes au monde", à "cesser de vendre des armes". Un tireur a ouvert le feu samedi dans un Walmart d'El Paso, ville du Texas à majorité hispanique. Vingt-deux personnes sont tombées sous les balles de cet homme blanc qui avait publié avant son passage à l'acte un manifeste où il dénonçait une "invasion hispanique du Texas". (Belga)