"Comme la plupart des gens le savent, et pour ceux qui aimeraient le savoir, je suis fermement en faveur de la vie, à trois exceptions près -- viol, inceste et protection de la vie de la mère -- la même position que celle adoptée par Ronald Reagan", a expliqué M. Trump dans un tweet. Le président a fait part de son point de vue sur l'avortement quelques jours après l'interdiction par l'Alabama (sud) de tous les avortements sauf en cas de danger mortel pour la mère, avec des peines pouvant aller jusqu'à 99 ans de prison pour les médecins. La question de l'interruption volontaire de grossesse sera au coeur de la prochaine présidentielle américaine en 2020. Donald Trump a conquis la droite religieuse, initialement sceptique au sujet de ce milliardaire divorcé, en promettant de nommer des juges opposés à l'avortement au sein de la plus haute juridiction du pays. Depuis son élection, le président a fait entrer deux magistrats au sein de la Cour suprême, Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh, si bien que les juges progressistes y sont désormais minoritaires (quatre sur neuf). La droite religieuse espère désormais que la Cour, forte de sa nouvelle majorité conservatrice, reviendra par petites touches sur sa décision historique de légaliser l'avortement. Après l'Alabama, le Missouri a interdit cette semaine l'avortement à partir de huit semaines de grossesse. La Géorgie, l'Ohio, le Mississippi, le Kentucky, l'Iowa et le Dakota du Nord, des Etats républicains, ont adopté des lois interdisant les avortements à partir du moment où les battements de coeur du foetus peuvent être détectés. Toutes ces lois sont en contradiction flagrante avec l'arrêt "Roe V. Wade" de 1973 (qui garantit le droit des Américaines à avorter tant que le foetus n'est pas viable (vers la 24e semaine de grossesse). (Belga)