En ce jour férié en l'honneur des présidents américains, les manifestants se sont retrouvés près de la Maison Blanche avec des pancartes clamant "Trump corrompt la Constitution" ou "Nous ne voulons plus de roi". Le milliardaire républicain "viole les règles pour atteindre ses objectifs", critiquait Sam Crook, un militant écologiste de 65 ans, qui tenait un panneau accusant Donald Trump d'être un "apprenti dictateur". Le Congrès a refusé de financer son mur, alors le président a "inventé une crise" pour déclarer l'urgence, renchérissait Allison Fultz, une avocate de 55 ans, avant d'asséner: "Il se conduit comme un enfant, ce n'est pas ainsi que fonctionne la démocratie". Le magnat de l'immobilier avait promis lors de la campagne présidentielle de 2016 d'ériger un mur à la frontière avec le Mexique pour endiguer l'immigration illégale. Faute d'avoir obtenu du Congrès les fonds pour financer ces travaux, il a décrété vendredi "une urgence nationale" qui devrait lui permettre de puiser notamment dans le budget du Pentagone. Les démocrates et quelques républicains ont dénoncé un abus de pouvoir. L'opposition espère pouvoir faire voter au Congrès une "déclaration conjointe" pour le bloquer. Plusieurs Etats, dont ceux de New York et de Californie, ont de leur côté annoncé leur intention de saisir les tribunaux. (Belga)