Depuis 2020, un statut officiel d'aidant-proche existe, qui permet de solliciter un congé indemnisé pour s'occuper d'une personne de son entourage en déficit d'autonomie ou en situation de dépendance en raison d'une maladie, d'un handicap ou de la vieillesse notamment. Si le mouvement féministe salue la reconnaissance de ce statut, tant attendue, elle reste cependant aux yeux des FPS "trop limitée" et "passe sous silence les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes". Les Femmes prévoyantes socialistes pointent ainsi la durée du congé d'aidant-proche, de trois mois, qui ne suffit pas à rencontrer les besoins du terrain. Les femmes s'investissent en effet souvent alors qu'elles sont encore en âge de travailler et surtout pour des "tâches plus régulières et plus pénibles". "Que représente la possibilité de s'absenter trois mois de son travail face à une prise en charge intensive et de plusieurs années?", s'interroge le mouvement. Le "faible montant" de l'allocation accordé (765 euros net par mois) pose aussi problème aux FPS, qui soulignent que les salaires des femmes sont fréquemment moindres que ceux des hommes, ce qui pousse les premières à se sacrifier davantage, pour limiter la perte de revenus. Ce montant est en outre particulièrement défavorable à l'égalité entre les femmes et les hommes car l'écart salarial s'accroît avec l'âge et les aidants-proches sont les plus nombreuses dans la tranche d'âge de 55-64 ans. Si les femmes sont majoritaires parmi les aidants-proches, cela s'explique par la socialisation genrée, soulignent les Femmes prévoyantes socialistes. La société "attend" des femmes qu'elles prennent soin des autres, une attente qui n'existe pas envers les hommes. Or, "devenir aidant-proche devrait pouvoir être un vrai choix et pas la résultante d'une organisation bancale de la société en défaveur des femmes", dénonce le mouvement féministe. (Belga)

Depuis 2020, un statut officiel d'aidant-proche existe, qui permet de solliciter un congé indemnisé pour s'occuper d'une personne de son entourage en déficit d'autonomie ou en situation de dépendance en raison d'une maladie, d'un handicap ou de la vieillesse notamment. Si le mouvement féministe salue la reconnaissance de ce statut, tant attendue, elle reste cependant aux yeux des FPS "trop limitée" et "passe sous silence les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes". Les Femmes prévoyantes socialistes pointent ainsi la durée du congé d'aidant-proche, de trois mois, qui ne suffit pas à rencontrer les besoins du terrain. Les femmes s'investissent en effet souvent alors qu'elles sont encore en âge de travailler et surtout pour des "tâches plus régulières et plus pénibles". "Que représente la possibilité de s'absenter trois mois de son travail face à une prise en charge intensive et de plusieurs années?", s'interroge le mouvement. Le "faible montant" de l'allocation accordé (765 euros net par mois) pose aussi problème aux FPS, qui soulignent que les salaires des femmes sont fréquemment moindres que ceux des hommes, ce qui pousse les premières à se sacrifier davantage, pour limiter la perte de revenus. Ce montant est en outre particulièrement défavorable à l'égalité entre les femmes et les hommes car l'écart salarial s'accroît avec l'âge et les aidants-proches sont les plus nombreuses dans la tranche d'âge de 55-64 ans. Si les femmes sont majoritaires parmi les aidants-proches, cela s'explique par la socialisation genrée, soulignent les Femmes prévoyantes socialistes. La société "attend" des femmes qu'elles prennent soin des autres, une attente qui n'existe pas envers les hommes. Or, "devenir aidant-proche devrait pouvoir être un vrai choix et pas la résultante d'une organisation bancale de la société en défaveur des femmes", dénonce le mouvement féministe. (Belga)