En septembre 2015, le groupe Volkswagen a admis avoir utilisé aux Etats-unis un logiciel permettant de truquer les résultats des tests des normes d'émissions. Le scandale a ensuite pris une tournure mondiale, quelque 11 millions de véhicules achetés entre 2008 et 2015, dont 2,6 millions rien qu'en Allemagne, étant concernés. Selon les résultats d'essais routiers effectués après la révélation du scandale, les émissions de dioxyde d'azote des véhicules impliqués s'élevaient 0,85 g/km, dépassant de plus de quatre fois la norme européenne établie à 0,18 g/km. En octobre 2015, les autorités allemandes du transport KBA ont ordonné le rappel de tous les véhicules concernés encore en circulation. Les chercheurs américains ont étudié l'impact sur la santé humaine et les coûts économiques des émissions supplémentaires enregistrées par les voitures Volkswagen immatriculées en Allemagne. Les chercheurs estiment, sur base de leurs mesures, que les émissions supplémentaires pourraient provoquer 1.200 décès prématurés à travers l'Europe, dont 23 en Belgique. Cette estimation ne tient pas compte des voitures immatriculées en Belgique, rappelle le professeur Malina, de l'université de Hasselt. Au total, ces émissions coûteraient à la population allemande 13.000 années de vie et 1,9 milliards d'euros de coûts en soins de santé. Mais près de 60% de la mortalité serait enregistrée hors d'Allemagne. "L'impact d'éventuelles émissions futures pourrait être évitée en cas de rappel à temps", affirme le professeur Malina. "Nous estimons ainsi que le rappel de l'ensemble des véhicules concernés, donc pas seulement en Allemagne, a permis d'éviter la perte de 29.000 années de vie et d'économiser 4,1 milliards d'euros en soins de santé." Le professeur limbourgeois souligne également que ces résultats peuvent être extrapolés. "Alors que nous nous appuyons sur les données des véhicules du groupe Volkswagen, notre analyse peut également fournir une meilleure compréhension de l'impact des émissions excédentaires des voitures particulières à moteur diesel sur la santé publique en général", conclut le professeur Malina. (Belga)

En septembre 2015, le groupe Volkswagen a admis avoir utilisé aux Etats-unis un logiciel permettant de truquer les résultats des tests des normes d'émissions. Le scandale a ensuite pris une tournure mondiale, quelque 11 millions de véhicules achetés entre 2008 et 2015, dont 2,6 millions rien qu'en Allemagne, étant concernés. Selon les résultats d'essais routiers effectués après la révélation du scandale, les émissions de dioxyde d'azote des véhicules impliqués s'élevaient 0,85 g/km, dépassant de plus de quatre fois la norme européenne établie à 0,18 g/km. En octobre 2015, les autorités allemandes du transport KBA ont ordonné le rappel de tous les véhicules concernés encore en circulation. Les chercheurs américains ont étudié l'impact sur la santé humaine et les coûts économiques des émissions supplémentaires enregistrées par les voitures Volkswagen immatriculées en Allemagne. Les chercheurs estiment, sur base de leurs mesures, que les émissions supplémentaires pourraient provoquer 1.200 décès prématurés à travers l'Europe, dont 23 en Belgique. Cette estimation ne tient pas compte des voitures immatriculées en Belgique, rappelle le professeur Malina, de l'université de Hasselt. Au total, ces émissions coûteraient à la population allemande 13.000 années de vie et 1,9 milliards d'euros de coûts en soins de santé. Mais près de 60% de la mortalité serait enregistrée hors d'Allemagne. "L'impact d'éventuelles émissions futures pourrait être évitée en cas de rappel à temps", affirme le professeur Malina. "Nous estimons ainsi que le rappel de l'ensemble des véhicules concernés, donc pas seulement en Allemagne, a permis d'éviter la perte de 29.000 années de vie et d'économiser 4,1 milliards d'euros en soins de santé." Le professeur limbourgeois souligne également que ces résultats peuvent être extrapolés. "Alors que nous nous appuyons sur les données des véhicules du groupe Volkswagen, notre analyse peut également fournir une meilleure compréhension de l'impact des émissions excédentaires des voitures particulières à moteur diesel sur la santé publique en général", conclut le professeur Malina. (Belga)