Le tribunal du travail de Bruxelles s'est déclaré incompétent dans cette affaire, renvoyant le dossier devant le tribunal civil. Le juge a suivi la thèse de Proximus, selon laquelle Didier Bellens évoluait comme indépendant au sein de Belgacom, tandis que les héritiers de l'homme d'affaire estimaient qu'il était sous contrat de travail pour l'entreprise semi-publique. Lors des débats, les conseils de Proximus avaient soutenu que la convention conclue entre Proximus et Didier Bellens était une convention de prestations de services dans le cadre d'une relation indépendante. Les conseils des enfants de Didier Bellens avaient estimé, eux, qu'il s'agissait d'un contrat de travail et non d'une convention et que la faute grave n'était pas justifiée, s'agissant plutôt d'une décision politique. Les demandeurs réclamaient à Proximus quelque 11 millions d'euros de dommages et intérêts mais aussi d'arriérés de salaire et de boni impayés, après que Belgacom ait mis fin, en 2013, à sa collaboration avec Didier Bellens, qui occupait le poste de directeur général. Ce dernier était décédé en février 2016. (Belga)

Le tribunal du travail de Bruxelles s'est déclaré incompétent dans cette affaire, renvoyant le dossier devant le tribunal civil. Le juge a suivi la thèse de Proximus, selon laquelle Didier Bellens évoluait comme indépendant au sein de Belgacom, tandis que les héritiers de l'homme d'affaire estimaient qu'il était sous contrat de travail pour l'entreprise semi-publique. Lors des débats, les conseils de Proximus avaient soutenu que la convention conclue entre Proximus et Didier Bellens était une convention de prestations de services dans le cadre d'une relation indépendante. Les conseils des enfants de Didier Bellens avaient estimé, eux, qu'il s'agissait d'un contrat de travail et non d'une convention et que la faute grave n'était pas justifiée, s'agissant plutôt d'une décision politique. Les demandeurs réclamaient à Proximus quelque 11 millions d'euros de dommages et intérêts mais aussi d'arriérés de salaire et de boni impayés, après que Belgacom ait mis fin, en 2013, à sa collaboration avec Didier Bellens, qui occupait le poste de directeur général. Ce dernier était décédé en février 2016. (Belga)