L'offre de transports devrait se renforcer dans les prochaines semaines, aussi bien à la SNCB que dans les transports en communs régionaux. Il reste conseillé aux personnes qui doivent se déplacer d'éviter si possible les heures de pointe, rappellent plusieurs acteurs samedi.

La stratégie de déconfinement présentée vendredi soir par le Conseil national de sécurité prévoit notamment l'obligation, à partir du 4 mai, de se couvrir la bouche et le nez dans les transports en commun pour les usagers de 12 ans et plus. Ce sera donc le cas à bord des trains de la SNCB, des bus, trams et métros de la Stib, et des véhicules de De Lijn et des TEC.

SNCB

"Les masques buccaux seront obligatoires à partir du 4 mai dans les gares, sur les quais et dans les trains", confirme un porte-parole de la SNCB samedi. L'entreprise ferroviaire était elle-même demandeuse d'une telle mesure. "Des contrôles réguliers seront effectués sur place par les services de police", précise-t-elle.

Actuellement, la SNCB opère un service de trains d'intérêt national, c'est-à-dire réduit par rapport au service normal. L'opérateur ferroviaire ne transporte plus que 10% de passagers par rapport à la normale. Le taux d'occupation des trains est quant à lui de l'ordre de 4 à 5%.

Pour le 4 mai, la SNCB veut proposer une offre de trains qui "répond aux besoins" dans un contexte de déconfinement progressif. Les détails de cette offre seront précisés prochainement. Mais aussi bien la SNCB qu'Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire, indiquent en début de week-end qu'ils feront leur possible pour qu'il y ait une offre de trains "quasi entière" dès le 4 mai. Concrètement, cela voudra sans doute dire que presque tout roulera, à l'exception "d'une grande partie des trains P circulant vers et depuis Bruxelles et des trains P circulant le mercredi midi et le dimanche soir".

Parallèlement, le nettoyage renforcé est maintenu.

Stib

C'est également le cas à la Stib, où les "mesures particulières de nettoyage des véhicules et des stations" restent en vigueur. Dans les transports en commun bruxellois, l'offre et la fréquence de passage des véhicules évolueront progressivement pour correspondre à partir du 4 mai à l'"horaire blanc 'pré-vacances scolaires'". Cette grille-horaire équivaut en semaine à 85% de l'offre normale. Sur les troncs communs des lignes de métro, on aura une rame toutes les 3 minutes 45 en heure de pointe, plutôt que toutes les 5 minutes actuellement.

Le samedi, l'offre sera renforcée "de 20% par rapport à la situation actuelle".

Il s'agira d'une première phase, l'offre était ensuite appelée à évoluer parallèlement au déconfinement et par exemple à l'occasion de la réouverture des écoles.

Différentes mesures restent d'application pour protéger le personnel, comme l'interdiction d'entrer par la porte avant des véhicules et la suspension de la vente de tickets à bord.

Le message reste: ne vous ruez pas sur les transports publics, qui doivent d'abord servir à ceux qui en ont impérativement besoin.

"Nous allons tous devoir faire preuve de solidarité en terme de mobilité", prévient samedi la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt, citée par la Stib. "On sait que 2/3 des déplacements intra-bruxellois portent sur une distance de moins de 5 km et que près de la moitié des trajets en voiture, en Belgique, couvrent moins de 2 km. Il est essentiel que ceux qui ont l'opportunité de se déplacer à pied ou à vélo puissent le faire pour désengorger les transports publics et limiter le trafic automobile. (...) Les employés de la Stib ont soutenu la mobilité bruxelloise, avec courage, pendant tout le confinement, c'est à nous maintenant de les soutenir".

Le Tec retournera progressivement à une offre scolaire et souligne l'importance du civisme

Les transports en commun wallons vont revenir progressivement vers une offre scolaire qui desservira toutes les écoles en Wallonie, a indiqué samedi à l'agence Belga le porte-parole et directeur commercial du Tec, Stéphane Thiéry. Celui-ci souligne l'importance, encore accrue vu les circonstances, d'un comportement civique.

Alors qu'en temps "normal", le Tec transporte chaque jour 30.000 élèves de primaire, 230.000 de secondaire et 50.000 du supérieur, les transports en commun wallons sont depuis quelques semaines sous un régime de vacances scolaires, en raison des mesures de confinement, de la fermeture des écoles et d'un taux d'absentéisme à la hausse. Le retour à "une offre scolaire" s'opérera progressivement au cours des prochaines semaines de mai, d'autant que le taux d'absentéisme au sein du Tec est revenu à un niveau normal. Dans l'enseignement, une reprise partielle et sous conditions des cours est prévue à partir du 18 mai.

Une obligation qui va dans le sens de ce que demandaient les sociétés de transport public en Belgique, selon Stéphane Thiéry, et qui s'appliquera "dans les transports en commun mais également aux arrêts et dans les zones d'attente." "Ce sera obligatoire quand je monte dans le transport en commun mais aussi pendant que je l'attends", précise-t-il.

Le Tec va mettre à profit les prochains jours pour mettre en oeuvre concrètement ce qui a été annoncé, mais beaucoup de questions pratiques doivent encore être éclaircies. Le directeur commercial du Tec souligne également qu'il faudra organiser les choses "avec beaucoup de souplesse" et de la "flexibilité."

Le porte-parole du Tec attire l'attention sur la nécessité, plus grande que jamais, de faire montre de civisme. "On peut d'ores et déjà dire que pour réussir cette stratégie de déconfinement, il faudra une accentuation du civisme et un changement des comportements. Chacun devra observer un comportement de civisme pour se protéger lui-même, les autres et le conducteur car si celui-ci tombe malade, il n'y a plus de transport en commun."

Le responsable commercial du Tec donne au passage un coup de chapeau au personnel du Tec, et aux 120 métiers du groupe, "qui sont restés sur le pont" et ont permis aux bus, trams et métros de continuer à rouler au sud du pays.

L'offre de transports devrait se renforcer dans les prochaines semaines, aussi bien à la SNCB que dans les transports en communs régionaux. Il reste conseillé aux personnes qui doivent se déplacer d'éviter si possible les heures de pointe, rappellent plusieurs acteurs samedi. La stratégie de déconfinement présentée vendredi soir par le Conseil national de sécurité prévoit notamment l'obligation, à partir du 4 mai, de se couvrir la bouche et le nez dans les transports en commun pour les usagers de 12 ans et plus. Ce sera donc le cas à bord des trains de la SNCB, des bus, trams et métros de la Stib, et des véhicules de De Lijn et des TEC. "Les masques buccaux seront obligatoires à partir du 4 mai dans les gares, sur les quais et dans les trains", confirme un porte-parole de la SNCB samedi. L'entreprise ferroviaire était elle-même demandeuse d'une telle mesure. "Des contrôles réguliers seront effectués sur place par les services de police", précise-t-elle. Actuellement, la SNCB opère un service de trains d'intérêt national, c'est-à-dire réduit par rapport au service normal. L'opérateur ferroviaire ne transporte plus que 10% de passagers par rapport à la normale. Le taux d'occupation des trains est quant à lui de l'ordre de 4 à 5%. Pour le 4 mai, la SNCB veut proposer une offre de trains qui "répond aux besoins" dans un contexte de déconfinement progressif. Les détails de cette offre seront précisés prochainement. Mais aussi bien la SNCB qu'Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire, indiquent en début de week-end qu'ils feront leur possible pour qu'il y ait une offre de trains "quasi entière" dès le 4 mai. Concrètement, cela voudra sans doute dire que presque tout roulera, à l'exception "d'une grande partie des trains P circulant vers et depuis Bruxelles et des trains P circulant le mercredi midi et le dimanche soir". Parallèlement, le nettoyage renforcé est maintenu. C'est également le cas à la Stib, où les "mesures particulières de nettoyage des véhicules et des stations" restent en vigueur. Dans les transports en commun bruxellois, l'offre et la fréquence de passage des véhicules évolueront progressivement pour correspondre à partir du 4 mai à l'"horaire blanc 'pré-vacances scolaires'". Cette grille-horaire équivaut en semaine à 85% de l'offre normale. Sur les troncs communs des lignes de métro, on aura une rame toutes les 3 minutes 45 en heure de pointe, plutôt que toutes les 5 minutes actuellement. Le samedi, l'offre sera renforcée "de 20% par rapport à la situation actuelle". Il s'agira d'une première phase, l'offre était ensuite appelée à évoluer parallèlement au déconfinement et par exemple à l'occasion de la réouverture des écoles. Différentes mesures restent d'application pour protéger le personnel, comme l'interdiction d'entrer par la porte avant des véhicules et la suspension de la vente de tickets à bord. Le message reste: ne vous ruez pas sur les transports publics, qui doivent d'abord servir à ceux qui en ont impérativement besoin. "Nous allons tous devoir faire preuve de solidarité en terme de mobilité", prévient samedi la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt, citée par la Stib. "On sait que 2/3 des déplacements intra-bruxellois portent sur une distance de moins de 5 km et que près de la moitié des trajets en voiture, en Belgique, couvrent moins de 2 km. Il est essentiel que ceux qui ont l'opportunité de se déplacer à pied ou à vélo puissent le faire pour désengorger les transports publics et limiter le trafic automobile. (...) Les employés de la Stib ont soutenu la mobilité bruxelloise, avec courage, pendant tout le confinement, c'est à nous maintenant de les soutenir".Les transports en commun wallons vont revenir progressivement vers une offre scolaire qui desservira toutes les écoles en Wallonie, a indiqué samedi à l'agence Belga le porte-parole et directeur commercial du Tec, Stéphane Thiéry. Celui-ci souligne l'importance, encore accrue vu les circonstances, d'un comportement civique.Alors qu'en temps "normal", le Tec transporte chaque jour 30.000 élèves de primaire, 230.000 de secondaire et 50.000 du supérieur, les transports en commun wallons sont depuis quelques semaines sous un régime de vacances scolaires, en raison des mesures de confinement, de la fermeture des écoles et d'un taux d'absentéisme à la hausse. Le retour à "une offre scolaire" s'opérera progressivement au cours des prochaines semaines de mai, d'autant que le taux d'absentéisme au sein du Tec est revenu à un niveau normal. Dans l'enseignement, une reprise partielle et sous conditions des cours est prévue à partir du 18 mai. Une obligation qui va dans le sens de ce que demandaient les sociétés de transport public en Belgique, selon Stéphane Thiéry, et qui s'appliquera "dans les transports en commun mais également aux arrêts et dans les zones d'attente." "Ce sera obligatoire quand je monte dans le transport en commun mais aussi pendant que je l'attends", précise-t-il.Le Tec va mettre à profit les prochains jours pour mettre en oeuvre concrètement ce qui a été annoncé, mais beaucoup de questions pratiques doivent encore être éclaircies. Le directeur commercial du Tec souligne également qu'il faudra organiser les choses "avec beaucoup de souplesse" et de la "flexibilité." Le porte-parole du Tec attire l'attention sur la nécessité, plus grande que jamais, de faire montre de civisme. "On peut d'ores et déjà dire que pour réussir cette stratégie de déconfinement, il faudra une accentuation du civisme et un changement des comportements. Chacun devra observer un comportement de civisme pour se protéger lui-même, les autres et le conducteur car si celui-ci tombe malade, il n'y a plus de transport en commun." Le responsable commercial du Tec donne au passage un coup de chapeau au personnel du Tec, et aux 120 métiers du groupe, "qui sont restés sur le pont" et ont permis aux bus, trams et métros de continuer à rouler au sud du pays.