Votre commune joue-t-elle le jeu? Jusqu'où? Comment se justifient celles qui résistent? Alors que le parlement de Wallonie se penche sur une proposition de décret imposant de mettre en ligne, à l'avance, les projets de délibération des conseils communaux, Le Vif etLe Soiront voulu tester les 262 communes wallonnes sur ce point précis.
...

Votre commune joue-t-elle le jeu? Jusqu'où? Comment se justifient celles qui résistent? Alors que le parlement de Wallonie se penche sur une proposition de décret imposant de mettre en ligne, à l'avance, les projets de délibération des conseils communaux, Le Vif etLe Soiront voulu tester les 262 communes wallonnes sur ce point précis.Sur la base de leurs réponses, les communes ont été classées en trois couleurs.Vert: pour celles qui publient activement les projets de délibération ou se sont engagées à le faire par décision du collège.Orange: pour les communes qui nous ont transmis passivement les projets de délibération de juin et de septembre, ainsi que les notes explicatives. Enfin,rouge: pour les communes qui ont refusé toutes nos demandes ou n'y ont pas répondu malgré nos relances.La carte n'apparait pas bien sur votre téléphone? Cliquez ici.Si l'on examine les réponses par parti auquel le bourgmestre est apparenté (selon le site de l'Union des villes et communes de Wallonie, UVCW), c'est le MR qui additionne proportionnellement le plus de points rouges: sur 100 communes bleues, 81 ont dit non à nos demandes. Les 56 communes CDH suivent de très près le MR dans la colonne rouge: 79% de refus. Le rouge est moins présent (65%) du côté des 75 communes PS et encore moins dans la poignée de communes Ecolo (37%). En miroir de ces résultats, c'est le MR qui accumule le moins de vert (5%), viennent ensuite le CDH (16%), le PS (20%) et Ecolo (25%).Souvent, en cas de refus, les collèges réticents nous ont opposé les arguments que l'UVCW a publiés sur son site en juin dernier. Son président et bourgmestre de Braine-le-Comte, Maxime Daye (MR), a expliqué au parlement, en avril dernier, que "lepremier rempart du contrôle démocratiqueétait les citoyens élus qui ont osé s'engager politiquement pour assumer des responsabilités au sein de leur commune". L'argument paraît curieux, alors que c'est justement pourlutter contre cette méfiance et éviter que des citoyens pensent que les élus ont quelque chose à cacher que davantage de transparence est nécessaire.