Le screening commencera par les 121 personnes qui ont obtenu un visa et qui ont ensuite disparu dans la nature sans avoir demandé l'asile et sans s'être enregistrées. Il sera également demandé à l'Office des étrangers de communiquer le nom d'une personne soupçonnée d'avoir été impliquée dans des crimes commis par le régime de Bachar el-Assad, et qui a obtenu un visa alors qu'elle représente un risque en raison de problèmes avec la sécurité nationale ou de son implication dans le conflit syrien. L'absence de filtre préventif approprié a permis qu'un visa lui soit octroyé. Le ministre de l'Intérieur a confirmé que les bénéficiaires d'un visa humanitaire via une procédure collective n'ont pas fait l'objet de contrôles par la police fédérale, qui n'a pas été sollicitée par l'Office des étrangers ou le cabinet de l'ancien secrétaire d'Etat. Un screening a été effectué par la Sûreté de l'Etat mais celui-ci n'est pas exhaustif, a-t-il précisé. Selon M. De Crem, cette situation peut poser un "éventuel problème de sécurité" en Belgique et dans la zone Schengen. Au coeur de l'affaire des visas humanitaires se trouve notamment un des intermédiaires de l'ex-cabinet Francken, le conseiller communal malinois Melikan Kucam (N-VA) mis sous mandat d'arrêt pour trafic d'êtres humains, organisation criminelle, corruption passive et extorsion. Le beau-frère de M. Kucam a lui été arrêté dans un dossier criminel lié à un clan mafieux anversois et selon le ministre De Crem, un lien entre les deux affaires n'est "pas à exclure". Répondant au député Hendrik Vuye, le Premier ministre Charles Michel a pour sa part assuré que le gouvernement n'était pas au courant de ces procédures collectives de visas humanitaires que l'ex-cabinet Francken gérait seul, avec des intermédiaires particuliers. Le gouvernement avait préalablement contrôlé deux opérations collectives d'octroi de visas humanitaires gérées par l'organisation catholique Sant'Egidio. M. Michel a jugé les faits "particulièrement sérieux". Il s'est dit "choqué" par les informations mises au jour par une enquête administrative commandée par le gouvernement en affaires courantes, soulignant que si elles avaient été rendues publiques alors que M. Francken était encore membre du gouvernement de plein exercice, il "aurait probablement dû en démissionner". (Belga)

Le screening commencera par les 121 personnes qui ont obtenu un visa et qui ont ensuite disparu dans la nature sans avoir demandé l'asile et sans s'être enregistrées. Il sera également demandé à l'Office des étrangers de communiquer le nom d'une personne soupçonnée d'avoir été impliquée dans des crimes commis par le régime de Bachar el-Assad, et qui a obtenu un visa alors qu'elle représente un risque en raison de problèmes avec la sécurité nationale ou de son implication dans le conflit syrien. L'absence de filtre préventif approprié a permis qu'un visa lui soit octroyé. Le ministre de l'Intérieur a confirmé que les bénéficiaires d'un visa humanitaire via une procédure collective n'ont pas fait l'objet de contrôles par la police fédérale, qui n'a pas été sollicitée par l'Office des étrangers ou le cabinet de l'ancien secrétaire d'Etat. Un screening a été effectué par la Sûreté de l'Etat mais celui-ci n'est pas exhaustif, a-t-il précisé. Selon M. De Crem, cette situation peut poser un "éventuel problème de sécurité" en Belgique et dans la zone Schengen. Au coeur de l'affaire des visas humanitaires se trouve notamment un des intermédiaires de l'ex-cabinet Francken, le conseiller communal malinois Melikan Kucam (N-VA) mis sous mandat d'arrêt pour trafic d'êtres humains, organisation criminelle, corruption passive et extorsion. Le beau-frère de M. Kucam a lui été arrêté dans un dossier criminel lié à un clan mafieux anversois et selon le ministre De Crem, un lien entre les deux affaires n'est "pas à exclure". Répondant au député Hendrik Vuye, le Premier ministre Charles Michel a pour sa part assuré que le gouvernement n'était pas au courant de ces procédures collectives de visas humanitaires que l'ex-cabinet Francken gérait seul, avec des intermédiaires particuliers. Le gouvernement avait préalablement contrôlé deux opérations collectives d'octroi de visas humanitaires gérées par l'organisation catholique Sant'Egidio. M. Michel a jugé les faits "particulièrement sérieux". Il s'est dit "choqué" par les informations mises au jour par une enquête administrative commandée par le gouvernement en affaires courantes, soulignant que si elles avaient été rendues publiques alors que M. Francken était encore membre du gouvernement de plein exercice, il "aurait probablement dû en démissionner". (Belga)