A vos marques, prêts, votez ! En cette cuvée 2018-2019 doublement électorale, plus de huit millions d'électeurs sont appelés aux urnes dans tout le pays, ce dimanche 14 octobre, pour désigner leurs mandataires communaux et provinciaux. Ce scrutin local est à la fois une valeur refuge pour la démocratie, parce qu'il s'agit du niveau de pouvoir le plus proche du citoyen, et un laboratoire où les partis essaient de nouvelles stratégies - a fortiori après les scandales et en prélude à la " mère de toutes les élections " (fédérales, régionales et européennes) du 26 mai 2019. " Lors de chaque élection communale, il y a une prime indéniable à la majorité sortante, acquiesce Jérémy Dodeigne (photo ci-dessous), politologue à l'université de Namur. Mais cette fois, plus que jamais, nous pourrions assister à des changements inédits dans le paysage politique, surtout dans les villes. "
...

A vos marques, prêts, votez ! En cette cuvée 2018-2019 doublement électorale, plus de huit millions d'électeurs sont appelés aux urnes dans tout le pays, ce dimanche 14 octobre, pour désigner leurs mandataires communaux et provinciaux. Ce scrutin local est à la fois une valeur refuge pour la démocratie, parce qu'il s'agit du niveau de pouvoir le plus proche du citoyen, et un laboratoire où les partis essaient de nouvelles stratégies - a fortiori après les scandales et en prélude à la " mère de toutes les élections " (fédérales, régionales et européennes) du 26 mai 2019. " Lors de chaque élection communale, il y a une prime indéniable à la majorité sortante, acquiesce Jérémy Dodeigne (photo ci-dessous), politologue à l'université de Namur. Mais cette fois, plus que jamais, nous pourrions assister à des changements inédits dans le paysage politique, surtout dans les villes. " A la tête d'un consortium universitaire incluant, outre l'UNamur, l'ULB, l'UCL, l'UGent, l'UA, la VUB et l'UHasselt, Jérémy Dodeigne pilotera, ce week-end, une grande enquête à la sortie des urnes, dont Le Vif/L'Express est partenaire, pour étudier votre comportement dans l'isoloir. Car au fond, quel type d'électeur êtes-vous ? En se basant sur les enquêtes réalisées lors des scrutins précédents, ainsi que sur les listes déposées pour ce 14 octobre, le politologue nous a aidé à établir une typologie dans laquelle vous devriez vous retrouver. Vous êtes satisfait de la gestion de votre ville ou de votre commune. Ou, à tout le moins, scandales ou non, vous allez voter pour les mêmes personnes qu'en 2012, par habitude ou faute d'alternative crédible.La commune reste un niveau de pouvoir où, plus que tout autre, l'électeur accorde une prime au sortant et vote pour des personnalités connues. " En Wallonie, il y avait deux tiers de majorités absolues en 2006 et trois quarts en 2012, souligne Jérémy Dodeigne. Cette proportion a été en nette augmentation lors des derniers scrutins. On parle bien d'une liste qui a la capacité de détenir le pouvoir seule, que ce soit un parti traditionnel, une liste du bourgmestre ou une liste d'alliance a priori. Par pure stratégie, ces majoritaires ont l'habitude de s'ouvrir à un autre partenaire pour démontrer une vertu démocratique et maintenir l'opposition à distance. " Ce simple constat témoigne d'une certaine emprise de l'habitude qui amène l'électeur à privilégier une ou deux forces importantes au niveau communal. " Il est très clair aussi que la coalition sortante a un effet positif très important, poursuit le politologue. Cela tendrait à montrer que l'équipe en place travaillait bien. Parfois, il est vrai, c'est la seule option crédible qui se présente, faute d'opposition consistante. Mais quand il y a de l'espace pour une alternative, il y a toujours des hommes et des femmes pour l'occuper. Le nombre de communes où il y a une seule liste est rare : pour ce scrutin de 2018, il n'y a que six cas en Wallonie, souvent dans des plus petites communes rurales, et aucun à Bruxelles, où la compétition politique est traditionnellement plus forte. " Cette reconduction quasi systématique de la liste au pouvoir peut résulter d'une satisfaction par rapport au travail accompli durant six ans, elle peut aussi être due à un effet de notoriété ou à une forme de paresse électorale. Les communes et les provinces sont-elles épargnées par une volatilité électorale de plus en plus grande en Belgique francophone, ainsi qu'en témoignent les enquêtes relatives aux autres scrutins ? " Il y a effectivement une stabilité plus grande en Wallonie et à Bruxelles, répond Jérémy Dodeigne. On remarque qu'une prime considérable est accordée par l'électeur au bourgmestre qui se représente. En moyenne, sur la base de nos analyses, le pourcentage récolté par la liste hébergeant le bourgmestre sortant est le double de la moyenne des autres listes. Le bourgmestre dispose de prérogatives légales telles qu'il représente une personnalité majeure dans la commune. Il peut matériellement être présent sur tout le territoire durant sa législature. Et c'est lui qui fixe l'agenda, tant durant cette législature qu'au moment de la campagne. " Le bourgmestre dispose, en outre, en Wallonie, d'une légitimité démocratique extrêmement forte. " Avec les réformes entreprises, la Région est dorénavant en tête de la bonne gouvernance en Belgique. On procède désormais à une élection semi-directe du bourgmestre : c'est le candidat obtenant le plus de votes de préférence sur la liste principale du pacte de majorité qui le devient. Le Premier ministre fédéral, les ministres ou les ministres- présidents des Régions et Communautés ne sont pas dans ce cas. Il n'est pas rare que ces derniers soient désignés sans même avoir été élus. " En moyenne, en Wallonie et à Bruxelles, un bourgmestre reste neuf années à la tête de sa commune. Au niveau européen, la Belgique se classe 5e sur 19 au niveau de la longévité du mandat mayoral moyen. Précision importante : le système électoral Imperiali utilisé pour les élections communales privilégie davantage les partis les plus forts que la clé de répartition D'Hondt, valable pour les autres scrutins. Le sujet est technique, mais son impact est notable. " Il y a un avantage technique aux grandes listes, explique Jérémy Dodeigne. Cela se justifie historiquement par la volonté de préserver la stabilité durant une législature de six ans. Maintenant qu'il existe la possibilité de renverser une majorité par un vote de méfiance constructive en cours de législature, on est en droit de se demander pourquoi on doit encore garantir cet avantage mathématique aux grandes listes. " Choqué par les affaires et désireux de donner un signal pour changer le système politique, vous vous préparez à voter pour une force politique nouvelle, citoyenne ou émergente.Si la stabilité est souvent au rendez-vous des résultats dans les communes, il est possible qu'on assiste cette fois à une minirévolution en raison d'un contexte particulier, marqué, depuis 2012, par une succession de scandales touchant les pouvoirs locaux et, de façon plus générale, par un fossé de plus en plus grand entre la classe politique et la population. " En conséquence, il y a cette année un renouvellement substantiel de l'offre par rapport à 2012, observe Jérémy Dodeigne. Avec l'apparition d'un nombre important de listes citoyennes, PTB ou DéFI en Wallonie. Ce n'est pas la révolution annoncée, mais cela reste significatif en matière de pénétration stratégique. " La transformation se mesure au nombre en diminution de listes représentant des partis bénéficiant d'un numéro de liste protégé (c'est-dire les partis déjà représentés dans les parlements régionaux). " Il y a un retrait évident des partis traditionnels. En Wallonie, nous étions à 47 % de listes protégées en 2012, nous sommes à 35 % en 2018. C'est une modification importante. Cela s'accompagne, qui plus est, d'une légère progression des listes PTB (+ 3 seulement) et DéFI (+ 19, touchant désormais 45 communes). Le nombre de listes, au total, est en légère augmentation, de 1 012 à 1 043, sous l'effet de l'apparition des listes citoyennes. Même s'il faut rester prudent car les partis traditionnels sont intelligents, ils se replient, ils s'adaptent, ils changent de nom. " Le système n'est-il donc pas si bloqué que cela ? " Si. Mais il reste malgré tout plus ouvert sur le plan local qu'aux autres niveaux de pouvoir. Il n'y a pas le même problème de financement, le coût d'entrée d'une liste reste supportable. Il faut aussi tenir compte de ce qu'on appelle la force civilisatrice de l'hypocrisie : se camoufler en changeant de nom force les partis traditionnels à se réinventer. " Un autre chiffre est significatif : on passe de 82 % de listes complètes en 2012 à 74 %. Et alors que c'était auparavant le fait de tous les partis, traditionnels ou non, c'est principalement le fait, cette fois, des listes citoyennes ou des listes spécifiquement locales. " C'est tout le paradoxe : alors que le système est en train de s'ouvrir pour répondre à un problème de scandale ou de désaveu, le climat fait qu'il est très difficile de trouver des gens qui se présentent sur ces nouvelles listes. L'ouverture de l'offre reste compliquée à mettre en oeuvre, parce qu'il est difficile de motiver les citoyens. " Le risque de cette accumulation de listes, c'est une grande fragmentation du paysage politique, dans certains endroits, qui risquerait de rendre la gouvernance paradoxalement plus difficile. Vous êtes un électeur humaniste convaincu, ancien du PSC ou aficionado du virage amorcé il y a quinze ans par Joëlle Milquet. Cette fois, vous risquez d'être perdu dans l'isoloir.La famille sociale-chrétienne est en crise. Des politologues annoncent même sa mort quasi certaine, même si elle semble se redresser légèrement dans les derniers sondages. " La mutation du CDH est l'effet le plus impressionnant de scrutin, note le politologue de Namur. Le nombre de listes humanistes est divisé par trois par rapport à 2012 : on passe de 69 à 23 ! Cette chute est beaucoup plus forte que n'importe quel autre parti. C'est l'illustration d'une stratégie voulue par son président, Benoît Lutgen. " Ladite stratégie consiste à protéger l'importante base des mandataires du parti en l'immunisant face à la crainte que le nom CDH ne soit plus porteur. " Il s'agit de sauver les ancrages locaux parce que c'est le coeur du parti, relève Jérémy Dodeigne. C'est aussi un choix en termes de communication : les 23 listes conservées sous le nom de CDH - à Bastogne, Namur ou Mouscron - sont celles qui ont le plus de chance de réussir un bon score. De telle sorte qu'au soir du 14 octobre, les commentateurs politiques ne pourront pas dire que le parti s'écroule, ce dernier pourrait même construire un discours positif. Il reste à voir si ce choix sera payant avant de remobiliser ces élus sous le nom de CDH en vue de 2019. " Le parti est indiscutablement à un tournant et ses électeurs wallons devront en outre se prononcer au sujet du choix posé par Benoît Lutgen de renverser la majorité wallonne, le 19 juin 2017. " Si le CDH est sanctionné, ce sera moins visible en raison de cette stratégie. " Le président humaniste compte sur une tradition du vote en Belgique : 50 % des motivations du vote aux élections communales sont liés à des enjeux ou des personnalités locales. Autrement dit, il mise sur le fait que l'électeur CDH saura retrouver qui est son mandataire CDH... même sous un autre nom de liste. Vous êtes particulièrement alarmé par les dernières nouvelles concernant le réchauffement climatique ou les menaces sur la biodiversité. Ce sera votre critère numéro 1 au moment de voter.L'ancrage d'un vote local écologiste est un enjeu du scrutin francophone. " Il est très intéressant de comparer le CDH et Ecolo, pointe Jérémy Dodeigne. En contradiction avec la doctrine Lutgen, qui est nouvelle, Ecolo continue à miser sur la doctrine Javaux, qui date de 2006. En vertu de celle-ci, le parti cherche une pénétration de plus en plus forte au niveau communal parce que c'est sa grande faiblesse historique. " Il s'agit donc de mobiliser fortement les militants en misant sur un label Ecolo propre et en démontrant sa capacité à gouverner, comme à Louvain-la-Neuve ou à Amay, précisément devenu le fief de l'ancien coprésident du parti, Jean-Michel Javaux. " Cette stratégie Javaux visait aussi à jeter les fondations d'un mouvement moins sujet aux cycles électoraux que ce n'était le cas auparavant, prolonge le politologue. Cela permet de montrer qu'on est présent toute l'année et que, même si on n'est pas dans la majorité, on est constructif dans l'opposition. " Le nombre de listes Ecolo au niveau local n'a pas cessé d'augmenter au fil du temps, pour connaître une chute cette année, comme toutes les autres formations. En 2018, le parti reste toutefois le plus présent sous son nom propre dans le plus grand nombre d'entités : 122 en Wallonie, contre 73 pour le MR ou 97 pour le PS - sous leur propre nom aussi, précisons-le. Ecolo privilégie depuis toujours une approche collective dans un contexte de personnalisation exacerbée de la vie politique, même si les verts ont dû mettre des visages sur les affiches, eux aussi. Vous estimez que notre civilisation est menacée par la crise des migrants ou par la diversité au sens large. Ou vous voulez renverser la table pour balayer les " pourris ". C'est une lame de fond dont on parle peu médiatiquement, mais qui pourrait provoquer quelques surprises au soir du 14 octobre. A droite de la droite, les listes sont plus nombreuses qu'en 2012. Et ce n'est pas une surprise tant l'époque est au repli sur soi, parfois âpre, avec la crise des migrants qui continue à monopoliser le devant de l'actualité, bien que le pic soit passé. On retrouve un climat qui avait permis à des listes du Front national de percer, il y a vingt ans. " En Wallonie, il y a cinq fois plus de listes du Parti populaire cette fois-ci : on passe de 11 à 50, ce qui est très substantiel, confirme le politologue de l'université de Namur. Il y a aussi 16 listes La Droite et 12 Agir. Avec, toutefois, de nombreuses listes incomplètes. " En 2018, nous sommes dans un climat d'affaires, avec un ressentiment de l'électorat par rapport aux partis traditionnels. C'est une tendance perceptible depuis les années 1990, mais qui se précise et se couple à une conjoncture morose. " Un vote réactionnaire qui veut rompre violemment avec la tradition est possible dans un certain nombre de communes, reconnaît le politologue. Espérons que ce ne soit pas le cas car le PP a véritablement basculé d'un parti populiste à un parti d'extrême droite, en tenant des propos qui bafouent les valeurs fondamentales. Lors de cette campagne, toute une série de médias ont d'ailleurs décidé de ne plus lui donner la parole parce qu'ils considèrent qu'il faut lui appliquer le même cordon sanitaire qu'au FN d'antan. " Ne pas oublier, insiste-t-il, que d'autres alternatives existent : listes citoyennes, PTB, DéFI ou Ecolo. En cette ère de #MeToo et de réveil du féminisme, vous considérez qu'il est vital de donner votre voix à des femmes. Une façon de donner un coup de pied dans la fourmilière machiste.Les femmes restent largement sous-représentées dans les conseils communaux et provinciaux. Or, le contexte féministe ambiant pourrait amener des électeurs à envoyer un signal en ce sens. " Il y a une responsabilité des partis qui est absolument incontestable, déclare notre politologue. C'est le fruit d'une culture politique. Les états-majors politiques considèrent que les femmes sont moins compétentes ou moins disposées à faire face aux contraintes de la vie publique, notamment en termes d'équilibres familiaux. Dès lors, les partis ne les positionnaient pas facilement sur les places éligibles. Autrement dit, les femmes sont exclues. C'est une question de fond, devenue culturelle : les études montrent qu'à compétences égales, les femmes se considèrent souvent moins qualifiées. " Elles intègrent la discrimination. Cette fois encore, cela se marque nettement : il y a 808 têtes de liste masculines et 268 féminines aux communales ; 219 têtes de liste masculines et 86 féminines aux provinciales, soit une proportion de femmes qui tourne à peine autour des 20 % ! Un changement majeur a pourtant eu lieu en Wallonie, avec l'adoption de la réforme dite "de la tirette" qui contraint les partis à présenter une alternance hommes/femmes sur leur liste. " Techniquement, cela corrige les choses. Mais, in fine, cela reste une responsabilité de l'électeur. Parce que, dans le même temps, la Wallonie a décidé la suppression de l'effet dévolutif de la case de tête. Autrement dit, l'effet de la première réforme pourrait être réduit à néant par la seconde. Car toutes les études montrent qu'en Belgique, les électeurs masculins votent majoritairement pour des hommes, tandis que les électrices répartissent davantage leur votre entre hommes et femmes. " Dans le hit-parade des plus gros performeurs de 2012, il n'y avait que quatre femmes... Un autre changement majeur, toujours en Wallonie, pourrait forcer les partis à se réinventer : désormais, il y aura obligatoirement, au minimum, un tiers d'échevines dans le collège. " Les quotas posent de nouveaux problèmes, mais c'est la seule façon de casser cette culture machiste, indique Jérémy Dodeigne. Cela s'est vérifié dans de nombreux pays. Tout en sachant que cela ne forcera les choses qu'à moyen ou long terme. " Vous cherchez refuge dans un candidat ou un parti qui représente votre communauté. Parce qu'il rencontre vos préoccupations ou qu'il évoque des questions sensibles dans votre pays d'origine.Dans les grandes villes, surtout, ce réflexe a amené les principaux partis à attirer des candidats d'origine étrangère, pas toujours de façon extrêmement judicieuse. " Le communautaire, oui, cela existe dans les communes avec un background d'immigration plus important. Certains candidats vont y tenir des discours pour s'assurer les votes des communautés dont ils sont issus. Dans un contexte où les questions liées à l'immigration sont extrêmement sensibles, je pense qu'il est important de dire que ce n'est pas forcément négatif. Cela peut être également vu comme un processus d'inclusion politique : un électeur soucieux de faire entendre la voix de communautés spécifiques pouvant être sujettes à des discriminations spécifiques, ce n'est pas très différent d'un électeur votant pour des femmes. " Les partis ont une responsabilité pour éviter les dérives : ils doivent veiller à encadrer les campagnes et à faire respecter leur ligne globale comme ils le font pour des jeunes ou des ouvriers. Traduisez : ne pas les considérer comme de simples attrape-voix avec qui ils n'ont même pas pris le temps d'évoquer les valeurs fondamentales. Plus dégoûté que jamais, en dépit de l'obligation de voter, vous préférez rester chez vous. En 2012, en incluant les votes blancs et les votes nuls, c'est près d'un électeur sur cinq en Wallonie et à Bruxelles qui n'a pas fait de choix. Et si cette obligation était levée ? Dans ce cas, près de 40 % des Belges ne se rendraient plus aux urnes, indiquait, mardi 9 septembre, le Grand baromètre Le Soir -RTL-Ipsos-Het Laaste Nieuws -VTM. Une fois les résultats connus, une nouvelle page s'ouvrira. Qui pourrait être conditionnée par la fragmentation plus importante du paysage communal. Mais, aussi, par la perspective des élections fédérales, régionales et européennes du 26 mai 2019. " Au soir du 14 octobre, les présidents de parti reprendront la main en sachant que ce scrutin anticipe le suivant, conclut Jérémy Dodeigne. Ils ne peuvent pas être tout à fait schizophréniques. Ce qui va être décidé à Namur influencera sans doute ce qui se passera à Liège et à Charleroi, ou inversement. Il n'y aura pas une ligne continue, mais les partis veilleront à une cohérence. Ce qui n'est pas forcément mauvais. " Pour autant que l'électeur s'y retrouve dans ce paysage politique belge en mouvement.