"Je trouve cela un peu lamentable et ridicule. L'intention affichée par le ministre il y a plusieurs mois avait provoqué de vives réactions du monde agricole et deux réunions de la Commission provinciale de sécurité routière ont été organisées sur le sujet. Les avis y étaient partagés. Pour moi, les convois agricoles doivent rester sur la RN25. Il y avait des alternatives comme la diminution de la vitesse à 90 km/h et une meilleure signalisation. Avant de quitter son poste, le ministre prend une décision qui va dans le sens contraire: c'est dommage et maladroit." Dans le communiqué confirmant l'interdiction du charroi agricole sur la RN25 à partir du 1er janvier 2020, il est question de mesures d'accompagnement dont le réaménagement partiel du stationnement de la rue de Ways à Genappe. "Il faut être un peu sérieux: la rue de Ways est un point noir pour le passage des convois agricoles mais il y en a d'autres comme le centre de Genappe, ou encore la traversée de Bousval où se trouvent deux écoles. Il ne faut pas oublier que les bourgmestres sont responsables de la sécurité sur leur territoire", répond Gérard Couronné. De son côté, le bourgmestre de Nivelles Pierre Huart rappelle que l'interdiction du charroi agricole sur la RN25 n'est pas conforme aux engagements pris lors de la réalisation du dernier tronçon de la quatre bandes sur le territoire de Nivelles. Il dit également ne pas comprendre la précipitation du ministre Di Antonio alors qu'un nouveau gouvernement wallon doit être mis en place. (Belga)