"Nous sommes présents pour voir comment nous pouvons mettre toutes les pièces dont chacun dispose sur la table, qu'on les compare et qu'on puisse les intégrer les unes aux autres pour avoir une meilleure image de tout ce qui a pu se passer", explique l'agent de la cellule des personnes portées disparues, qui est accompagné de deux enquêteurs de la police judiciaire fédérale. Tous trois poursuivent lundi à Byron Bay leurs travaux avec leurs homologues australiens sur l'enquête relative à la disparition du jeune homme dans la station balnéaire (Nouvelle-Galles du Sud, côte est). "Depuis le début, nous avons eu une bonne collaboration avec la police australienne mais essentiellement par téléphone. Or avec la distance, le décalage horaire et un système judiciaire différent en Australie, c'était très difficile de tout saisir", poursuit l'enquêteur.

"Maintenant que nous sommes là, nous pouvons comprendre beaucoup de choses, continuer à collaborer de manière plus efficace et avoir des réponses à nos interrogations", indique l'enquêteur. Il décrit un environnement qui n'est "pas facile du tout" dans une région semi-tropicale de la côte est de l'Australie. "Comme dans toute disparition, avant d'avoir retrouvé la personne, on ne sait absolument pas ce qui se passe, on travaille par étape: on suit les priorités et on ferme toutes les portes. Et il y en a déjà beaucoup qui se sont fermées, sur un mois de temps", explique-t-il sans pouvoir communiquer sur le contenu de l'enquête. Le retour des trois enquêteurs belge est prévu mercredi.