Les deux hommes âgés de 74 et 78 ans, qui avaient été touchés l'un au cou, l'autre au thorax et au bras, sont "stabilisés", a confirmé le président de l'Association des Musulmans de la Côte basque Abdellatif Boutaty, ajoutant qu'un des deux devait subir une nouvelle opération mardi. Ils avaient été transférés vers l'hôpital de Bayonne, où le pronostic de l'un d'eux était encore lundi soir "réservé". La mosquée de Bayonne restait fermée mardi matin, pour les besoins de l'enquête confiée à la police judiciaire, et son accès barré par un cordon de rubalise et une voiture de police, avec deux officiers en faction le visage dissiumulé derrière un cache-col. De la rue à travers le grillage, on pouvait apercevoir la porte d'entrée en bois, à la partie basse noircie par les flammes, de l'élégante mosquée inaugurée en 2014 dans un quartier pavillonnaire du quartier nord de la ville, la première mosquée du Pays Basque. Un quartier où "les choses se passent très bien" dans une ville où la communauté musulmane n'a "aucun problème avec des éléments exogènes", a réaffirmé mardi à l'AFP le maire centriste (UDI) de Bayonne Jean-René Etchegaray. La mosquée "pourrait rouvrir en fin de journée mardi ou demain (mercredi) matin au plus tard, ce n'est qu'une question d'heure", a déclaré le maire. D'ici là, la mairie a mis à disposition une salle, non loin, où "les cultes peuvent se dérouler comme c'est le cas depuis hier à 17h. On y a installé des tapis de sport pour créer les conditions de culte les plus proches possibles de ce qui se fait à la mosquée". L'auteur présumé de l'attaque incendiaire et de la fusillade devant la mosquée de Bayonne, interpellé vers 15H30 à son domicile de Saint-Martin-de-Seignanx, restait mardi en garde à vue, du chef de tentative d'assassinats. Le parquet de Bayonne devait tenir une conférence à 17H00 mardi. (Belga)