À en croire le quotidien De Tijd, l'impasse au niveau fédéral est totale. Le président du PS Elio Di Rupo aurait déclaré à Johan Vande Lanotte (sp.a), l'un des deux informateurs désignés par le roi pour former un gouvernement fédéral, que les socialistes francophones ne sont pas prêts à discuter avec la N-VA. Au bureau du parti du PS, on ne parlerait plus de la N-VA, mais uniquement des négociations en Wallonie et à Bruxelles.

L'information est confirmée par Theo Francken qui, fidèle à lui-même, ne mâche pas ses mots. "Le PS refuse toute discussion avec nous, alors que nous ne refusons pas. Bien entendu, diaboliser le plus grand parti du pays et le traiter de cryptonazi entraîne l'ingouvernabilité. Ne me parlez pas de sens de l'État. Ceux qui disent l'aimer le portent en terre", écrit-il sur Twitter.

Tonnes d'expérience

Francken se demander comment trouver des solutions structurelles, sans vouloir même dialoguer. "Ne pas vouloir se parler, c'est concéder la défaite intellectuelle", estime-t-il. Il blâme "l'attitude incompréhensible du PS qui a peur de son ombre (et de celle du PTB)". Il s'empare de l'occasion pour jeter des fleurs à son parti composé selon lui de "personnes raisonnables possédant des tonnes d'expérience de gouvernance".

Toujours selon De Tijd, au niveau flamand, l'informateur Bart De Wever (N-VA) attendrait l'issue des négociations au niveau fédéral pour tenter de former un gouvernement. Cependant, à présent qu'il est clair que celles-ci risquent de durer encore longtemps, il aurait décidé de passer à la vitesse supérieure. La solution la plus évidente serait de continuer avec les actuels partis du Parlement flamand, à savoir la N-VA, le CD&V et l'Open VLD.